Automechanika Dubaï : Iran superstar, Afrique chérie !

Automechanika Dubaï : Iran superstar, Afrique chérie !

Pour cette 15e édition, Automechanika Dubaï a encore une fois rempli son rôle de hub vers les différentes régions du Moyen Orient et de l’Afrique, apportant aux uns et aux autres des opportunités de croissance alors que la zone comprend des pays troublés.

Il est toujours difficile de prévoir la réussite d’un salon alors que tant d’événements peuvent en perturber le bon déroulement. Pour Dubaï, il est clair que les événements en Syrie, en Irak et globalement dans toute cette partie du monde que bouleversent les zones de combat pouvaient avoir une incidence tant en nombre d’exposants que de visiteurs. On doit, sans aucun doute, attribuer la légère baisse dans les chiffres à cette situation et peut-être à la concurrence d’Automechanika Djeddah. On note ainsi un petit repli du nombre de visiteurs qui passe de 30 018 à 28 839, et de celui des exposants qui atteint les 1955 contre 2017 lors de la précédente édition.

C’est la première fois que le nombre de visiteurs recule, cependant aux dires des exposants, leur qualité méritait le déplacement. On notera côté exposants une majorité d’asiatiques à 60 %, suivis assez loin par les européens à 20 % et par les représentants du Moyen Orient à 16 %, soit 57 pays. Chez les visiteurs, le fait marquant reste cette équité entre visiteurs internationaux, 49 % et UAE, 51 %. Dans les faits notables, on relèvera une montée en puissance des exposants dédiés aux services de réparation et maintenance (de 118 à 199) quand ceux de la pièce et de l’équipement baissent significativement, de 1489 à 1274. Cela pourrait s’expliquer par une demande générale de solutions pour intervenir sur des véhicules de plus en plus technologiques et aussi par la concentration des équipementiers de pièces détachées.

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L’Afrique du Nord moins présente

Pour les visiteurs de l’Afrique du Nord, Dubaï semble avoir perdu de son charme et de son attractivité comme en témoignent les différents exposants rencontrés lors du salon. Ceux-ci ont été très peu sollicités par des ressortissants algériens, marocains ou tunisiens et les avis convergent pour en donner les raisons : Automechanika Istanbul répond davantage aux besoins du Maghreb, par sa proximité, la diversité de ses exposants et la présence de nombre de fournisseurs turcs de plus en plus prisés par les importateurs. Les industriels turcs étant passés à la vitesse supérieure et gagnent en parts de marché. Par ailleurs, pour ce qui relève de l’offre asiatique, elle est plutôt appréciée à Shanghai qui permet, en outre, de vérifier la qualité des infrastructures et des produits directement sur place. Ajoutons que le salon, Equip Auto Paris, nouvelle formule, devrait drainer bien plus de professionnels de l’automobile du Maghreb, avec son implantation Porte de Versailles et la présence des plus grands équipementiers internationaux, comme Bosch, Valeo, Schaeffler, et aussi des grands groupes de distribution internationaux.

L’Iran toujours plébiscité

Depuis la levée partielle des sanctions internationales et la promesse de jours encore meilleurs, l’Iran – et ses capacités ! – était comme l’an dernier très présent. Les exposants les plaçaient en tête du palmarès des visiteurs. Mais on ne saurait douter de l’attrait grandissant que représentent les « Afrique » puisque des représentants de tous les pays avaient fait le déplacement. Ce qui permettait, d’ailleurs aux exposants de pouvoir proposer un panel de produits et d’offres les plus larges possibles. On ne peut, en effet, pas comparer les moyens et le parc de UAE et ceux d’Afrique. Les opportunités étaient donc là pour tous les acteurs et le salon fut un succès. En témoignent les exposants interrogés par Algérie Rechange dans les pages suivantes.

Hervé Daigueperce

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