Camions Fenie-Brossette

Camions Fenie-Brossette

Mais qu’est-il donc arrivé en Côte d’Ivoire ?

Fenie Brossette, l’entreprise marocaine cotée à la Bourse de Casablanca n’en a pas fini avec ses déboires en Afrique. L’histoire remonte à 2015, quand Fenie Brossette, qui opère dans plusieurs activités, dont notamment l’équipement de camions et de véhicules utilitaires, avait vendu un parc de 20 camions à un client installé en Cote d’Ivoire, pour un montant de 18 millions de DH. Ce parc avait alors été réceptionné et dédouané par le client qui n’avait alors émis aucune réserve. Cependant, ce dernier avait pris l’initiative d’installer des bennes usagées non conformes sur les camions qu’il avait achetés auprès de l’entreprise marocaine. Il aurait ensuite constaté une série de disfonctionnements avant de décider de poursuivre Fenie Brossette en justice. Un jugement a été prononcé en mars 2018 par le tribunal de commerce d’Abidjan ordonnant au client de restituer à l’entreprise 17 véhicules en état de marche (sur les 20 véhicules vendus), tout en condamnant Fenie Brossette  à payer, à titre de dommages-intérêts, l’équivalent de 27 millions de DH ainsi qu’à l’exécution provisoire d’une somme de 13 millions de DH.

Quelle est la réaction de Fenie Brossette ?

Face à cette lourde sentence, Fenie Brossette entend procéder à la défense à exécution provisoire et faire appel au jugement. Réagissant dans un communiqué, Fenie Brossette se dit « indignée » de la portée d’un tel jugement à son égard et « qui n’a aucunement pris en considération les éléments de défense avancés par ses soins ».  Le communiqué précise aussi que, « après avoir utilisé les camions pendant presque un an, le client a introduit une action en justice auprès du tribunal de commerce d’Abidjan afin de demander des dédommagements suite aux préjudices subis qu’il a imputé aux camions ». Cependant, et un peu plus loin, le même communiqué rappelle que « les expertises techniques réalisées par le constructeur ont imputé les désordres techniques aux conditions extrêmes d’utilisation desdits véhicules en violation des prescriptions techniques du constructeur ».

   Mohamed Mounadi

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