Chakib Hafyane Directeur général de Kaufmann et de Standard Auto, Vice-Président du Gipam

Chakib Hafyane Directeur général de Kaufmann et de Standard Auto, Vice-Président du Gipam

Quelle est votre première impression sur le salon ?

Dans l’ensemble, je suis très satisfait de la visibilité de ce salon, que le salon a donné de notre profession et que nous avons donné de nos entreprises. Nous avons reçu beaucoup de visiteurs, de prospects comme des clients, certains que je n’avais pas eu l’occasion de voir personnellement. Parallèlement, nous avons bénéficié du soutien de beaucoup d’équipementiers, de fournisseurs qui, même s’ils n’ont pas été nombreux à exposer en propre, ont manifesté leur confiance envers leurs distributeurs en venant en masse sur MAT. Pour la prochaine édition, nous ferons beaucoup mieux, notre organisation sera plus structurée, pour que les équipementiers puissent exposer eux-mêmes, parce qu’ils sont unanimes sur les opportunités que représente un tel salon, sur cette grande occasion de nous rencontrer et aussi, souvent, de découvrir notre image. En effet, même s’ils collaborent, ils voient sur notre terrain comment nous fonctionnons, quelle stratégie nous adoptons, quels outils nous déployons pour développer le business et cela est très important pour nous. Plusieurs m’ont confié réfléchir à exposer en propre pour drainer, également, des visiteurs du Maghreb et d’Afrique.

Quel était votre objectif en décidant d’exposer sur M.A.T. en tant que chef d’entreprise ?

Je crois pouvoir dire que nous faisons partie du Top Five des distributeurs de pièces au Maroc, une position qu’il convient de faire connaître aux professionnels tout en leur rappelant que nous sommes aux côtés de nos clients, mais que nous savons, aussi, nous diversifier. Nous le prouvons en communiquant sur l’équipement  de garage, notre nouvelle activité, qui fait de notre entreprise une exception, puisque nous sommes la seule société, à ma connaissance, qui distribue et commercialise pièces détachées et équipements de garage ainsi que les produits Diesel.

Par ailleurs, exposer sur un salon professionnel est de notre responsabilité en tant que professionnel de la filière, (« Charité bien ordonnée commence par soi-même ») et même si l’organisateur n’avait pas été le Gipam, nous aurions exposé comme nous l’avons toujours fait. Il faut promouvoir et communiquer sur nos activités, sur nos métiers. Nous avons envoyé des flyers, des mailings, des invitations aux garagistes bien avant le salon, et ce, auprès de nos clients, comme de nos prospects. Le besoin en équipement de garage existe et nombreux sont ceux qui réfléchissent pour acheter du matériel, parce qu’avoir un garage suppose du diagnostic, de la station de climatisation pour accroître le chiffre d’affaires etc. Nous sommes là pour proposer des solutions, et plus exactement une solution qui englobe tout, du préventif à la maintenance et à la réparation, en exposant à la fois l’équipement de garage, les pièces, les lubrifiants, les outils de diagnostic, etc. Nous avons été particulièrement aidés par nos fournisseurs qui sont venus en appui, de Liqui Moly à Textar, de Bosch à Exide, et aussi Texa, etc.

Qu’avez vous noté comme enrichissant dans le fait de participer au salon ?

Il va de soi qu’une telle motivation génère de la motivation, cela est vrai pour nous en tant que distributeurs, mais aussi en tant que membres du Gipam. En très peu de temps, nous avons créé le groupement, avons participé à Salamatouna et lancé le premier salon de l’après-vente. Il faudrait, d’ailleurs, que nous allions plus loin en mettant sur tous nos documents le label Salamatouna.

Qu’avez-vous pensé de la proposition de partenariat de la Douane ?

Avant toute chose, il faut préciser que nous n’avons jamais rencontré de fonctionnaire des douanes qui ne soit pas intègre et qui ne veuille pas travailler avec nous. La proposition du responsable des douanes va dans ce sens et c’est à nous de participer davantage, de profiter de la compétence, de la réactivité et de l’éthique de la Douane.

Qu’attendez-vous de la prochaine édition ?

D’abord qu’elle ait lieu tous les deux ans, et qu’elle se dirige vers plus d’international, qu’elle serve de porte d’entrée vers l’Afrique, et qu’on puisse proposer des solutions à l’export. Qu’elle s’ouvre davantage aux autres familles, comme les pneumatiques et surtout les concepts (centres-autos, fast fitters, etc. En clair, qu’elle soit porteuse de plus d’ambition, de plus de projets. Cela suppose de notre part – moi le premier – plus d’implication et plus d’engagement. Et aussi de plus de communication, de plus de sens dans la communication, avec une thématique clairement élaborée, une accroche plus percutante. Nous avons souffert d’une communication trop faible cette année, c’est une source de progrès pour la fois prochaine et donc de nouvelles promesses de succès.

   Propos recueillis par Hervé Daigueperce

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