Entretien, Claudio Profita, Marketing and Business Development Manager, Refinish Africa, PPG Italia Sales & Services

Entretien, Claudio Profita, Marketing and Business Development Manager, Refinish Africa, PPG Italia Sales & Services

« Nous aimons penser qu’avec nos partenaires, nous ne sommes pas que des fabricants et des distributeurs des peintures mais des « consultants » à disposition de nos clients. »

Quelle politique de distribution privilégiez-vous ? Spécialistes, généralistes ? Exclusifs ? Avez-vous des filiales, des bureaux dédiés par pays, pour l’Afrique du nord, pour l’Afrique francophone ?

Le groupe PPG est présent avec ses 3 marques « Premium » de peinture carrosserie PPG, Nexa Autocolor et Max Meyer sur les trois pays de la Région du Maghreb, où nous avons l’honneur d’être représentés depuis très longtemps, grâce à des accords de partenariat historiques avec nos importateurs / distributeurs, qui sont spécialistes du marché automobile après ventes, pièces détachées et peintures. Avec eux, nous partageons les mêmes valeurs, à savoir l’attention au client et à la qualité des produits et des services logistiques et techniques, la passion pour l’automobile et pour la couleur. En partenariat avec l’équipe technico-commerciale PPG Export Afrique, qui est basée en Europe – mais toujours en déplacement sur les plusieurs pays sous notre responsabilité, nos partenaires assurent le développement des marques, la distribution et l’assistance technique de nos gammes de peintures « premium » dans leur pays, que ce soit pour la peinture solvantée ou la peinture hydrodiluable, selon les besoins des clients et du marché.

Dans le cadre de notre vision « ONE PPG », qui nous permet de bénéficier de synergies entre nos différents « business » peinture, à partir du 2016, nous avons démarré sur le territoire Algérien la distribution en direct de nos gammes de peinture carrosserie en marques PPG  Deltron (solvanté) et PPG Envirobase HP (hydrodiluable) grâce à notre filiale EURL PPG ALGERIE PEINTURES ET REVETEMENT, basé à Alger, qui a, également, inclus la carte PPG carrosserie dans le portefeuille gammes peinture des autres secteurs (bâtiment, industrie) distribuées sur l’Algérie.

Par ailleurs, à côté de nos trois marques « Premium » PPG, Nexa Autocolor et Max Meyer, depuis quelques années le groupe PPG a lancé sur la Région Afrique les deux marques QUICKLINE et AUTOLUX, qui ont étés développées pour répondre aux besoins spécifiques de la Région, de manière à offrir deux lignes de peinture robustes, avec une application très facile mais pour atteindre une qualité de finition régulière, pour tous les types de réparations et de besoins techniques de chaque atelier /carrosserie. Ces deux marques bénéficient de prix attractifs parce que les lignes sont plus simples, ne dépassent pas les 25 teintes et sont vraiment faciles à gérer et à travailler. Comme elles sont très robustes, elles s’adaptent bien aux différents niveaux techniques et aux lignes de produits.

Quels types de clientèles cherchez-vous à conquérir ?

Grace à notre portefeuille des 3+2 marques carrosserie, nous avons la possibilité de répondre aux besoins de tous les acteurs sur le marché réparation. Que ce soit un concessionnaire automobile, qui souhaite utiliser une ligne de réparation haute gamme et homologuée par sa Maison Mère, un carrossier indépendant, qui a besoin d’un système de réparation économique et de bonne qualité pour répondre à tous les type de réparations, de toutes tailles, aussi bien en hiver qu’en été, ou encore un revendeur spécialisé dans la préparation de la couleur ainsi que dans la vente de produits peinture annexes au comptoir (i.e. vernis), nous pouvons leur apporter à tous satisfaction. 

Quels sont les équipements que vous distribuez ? Avez-vous signé des contrats de partenariat avec des fournisseurs de matériel de peinture comme les cabines ?

Au niveau du groupe PPG, nous pouvons fournir nos clients dans tous les matériels dont ils ont besoin pour installer leur laboratoire peinture, donc les machines mélangeurs / les armoires chauffées, les balances intelligentes, les outils couleur, les tables de travail, les spectrophotomètres, etc. Par ailleurs, la plupart de nos distributeurs peuvent offrir une gamme complète d’équipements carrosserie sur leur pays (cabines, papier à poncer, machine UV, etc.)

Comment expliquez-vous les investissements que doivent effectuer, aujourd’hui, les SAV des concessionnaires et les carrosseries ?

Avec notre équipe technico-commerciale, nous travaillons à côté de nos partenaires dans chaque pays pour soutenir les concessionnaires et les carrosseries et les aider à maîtriser tous les aspects de la gestion carrosserie, bien au-delà de la mise en peinture, afin d’assurer à leurs clients la qualité et la garantie du service. Cela nous permet d’être avec eux et de les aider dans l’évaluation des investissements nécessaires pour atteindre leurs objectifs en termes de qualité, productivité et rentabilité de leur business, tout ça incluant bien sûr l’utilisation de nos peintures au maximum de performance possible, mais nous ne nous contentons pas de soutenir les clients que pour la vente !

Les carrossiers sont-ils suffisamment armés pour intervenir sur des véhicules de dernière génération ?

Pas toujours, mais ces dernières années, nous avons remarqué un intérêt de la part des carrossiers à être de plus en plus efficient pour intervenir sur les véhicules de dernière génération, avec, par exemple, des réparations en « carrosserie rapide (spot repair) ». Notre travail consiste à les soutenir pour y arriver le plus tôt possible, en leur offrant les bons produits ainsi que la bonne formation sur la mise en peinture et sur la gestion atelier.

Les outils de mesure de dernière génération sont-ils accessibles aux professionnels du Maghreb ? Oui, beaucoup des professionnels au Maghreb sont déjà bien équipés et disposent des derniers outils disponibles, et celui qui souhaite progresser dans ce sens peut le faire très facilement, grâce, également, au support du groupe PPG et de nos partenaires.

La gestion de l’atelier peinture entre-t-elle dans votre portefeuille de formations ?

Bien sûr, nous aimons penser qu’avec nos partenaires, nous ne sommes pas que des fabricants et des distributeurs de peintures mais des « consultants » à disposition de nos clients pour tout besoin au niveau de la gestion atelier, pas forcément en ce qui concerne la mise en peinture mais aussi pour tout ce qui touche à la gestion de leur business. 

La volonté environnementale des pays d’Afrique du Nord va-t-elle dans le bon sens ?

Oui, on remarque de plus en plus d’intérêt vers la recherche de la qualité, de la productivité, et de l’impact environnemental de la peinture et de l’activité carrosserie en général. Cet intérêt a amené plusieurs de nos clients à utiliser, par exemple, la peinture hydrodiluable, même si ce n’est pas encore obligatoire en Afrique.

L’hydrodiluable est-il plébiscité ? Devez-vous toujours proposer des peintures solvantées pour répondre à la part la plus ancienne du parc ?

Pas du tout. La peinture solvantée représente toujours une grande partie des volumes, mais ce n’est pas lié à une quelconque limite technique. Avec la peinture hydrodiluable, on peut réparer toutes les voitures, quel que soit le modèle, la couleur, etc. Par ailleurs, des différences existent entre les différents marchés. En Tunisie, nous assistons à une bonne progression des produits hydrodiluables et au Maroc, nous commençons à ressentir un réel intérêt de la part des professionnels. C’est plus difficile en Algérie, actuellement, peut-être à cause de la situation économique ? Nous essayons de signer des accords de distribution directe avec les concessionnaires et avons signé un contrat de fourniture exclusive en hydrodiluable avec Peugeot, par exemple. Nous nous adaptons aux besoins de chaque marché.

Vos concurrents classiques (en Europe) sont-ils les mêmes en Afrique du nord ou devez-vous lutter contre des produits de mauvaise qualité venus de Chine, de Turquie ou d’ailleurs ?

Si du côté du marché « premium » les concurrents en Afrique sont les mêmes qu’en Europe, sur ce qu’on appelle le marché « mid-tier » on remarque parfois des nouveaux concurrents qui viennent d’ailleurs (Chine, Turquie, Europe de l’est). Si au niveau des prix, ils peuvent être des produits « séduisants » et répondre aux besoins d’une partie du marché qui ne reconnait que le « prix au litre » de la peinture comme seule valeur, sur le plan de la qualité, de la stabilité, de la disponibilité couleurs, du service technique et de la garantie après vente, ce sont des produits qui n’ont rien à voir avec la partie du marché orientée sur la qualité et la productivité de l’atelier.

Comment vous situez-vous par rapport aux groupes premium présents au Maghreb ?

Il est difficile d’établir des positions parce que nous manquons d’informations chiffrées. Par ailleurs, cela dépend des pays. Il me semble que nous sommes les mieux placés en Tunisie, mais globalement, nous sommes tous, à peu près, au même niveau.

Les produits de peinture sont-ils contrefaits ?

Je ne peux répondre que par rapport aux produits PPG. Il nous est arrivé parfois d’être informés de quelques produits contrefait, mais c’est très, très rare, et lorsqu’on a été mis au courant, cela a été arrêté très vite, grâce à notre présence et surtout à celle de nos distributeurs sur le marché et à fiabilité de nos revendeurs.

  Propos recueillis par Hervé Daigueperce

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