Face à la pénurie du plomb au Maroc, Alma Bat veut recycler davantage de batteries usagées !

Face à la pénurie du plomb au Maroc, Alma Bat veut recycler davantage de batteries usagées !

Alma Bat, vient d’obtenir le Graal des industriels de la batterie ! Et pour cause, le spécialiste marocain de fabrication de batteries vient de décrocher l’agrément du département de l’Environnement pour opérer dans le recyclage des batteries usagées.

Le groupe vient d’ailleurs d’investir pas moins de 200 millions de DH dans sa nouvelle unité de recyclage située à Nouaceur. Un investissement orchestré via la filiale de l’opérateur, qui n’est nulle autre que la Société africaine des métaux et alliages blancs (SAMAB).

Jusqu’à 800 tonnes de batteries usagées recyclées chaque mois

L’usine, qui s’étend sur une surface de 2 hectares, avait débuté ses activités en février dernier en traitant, tous les mois, entre 300 à 800 tonnes de batteries usagées. Ce tonnage sera d’ailleurs, à moyen terme, porté à 1 200 tonnes. Un tel volume permet de produire environ 50.000 batteries neuves par mois pour pas moins de 100 millions de DH de chiffre d’affaire. De tels volumes permettent déjà à l’entreprise d’envisager sereinement son avenir. D’ailleurs, SAMAB compte doubler son chiffre d’affaire dès 2020. La maison mère Alma Bat se situe également dans le même mouvement. L’entreprise produit quelque 500.000 batteries par an (batteries de démarrage, de traction, batteries industrielles etc.) qui sont toutes commercialisées sous le nom d’Alma.

Des besoins en plomb estimés à 14.000 tonnes par an

Aujourd’hui, Alma Bat revendique dès à présent pas moins de 30 % du marché de la batterie pour un chiffre d’affaires de 200 millions de DH. Près de 50 % de sa production est exportée en direction du marché européen. L’opérateur est entrain de restructurer ses activités et, grâce à la nouvelle unité de Nouaceur et aux récents investissements, Alma Bat disposera d’une plateforme de développement durable à même de traiter la quasi-totalité des batteries en fin de vie au Maroc et qui représentent pas moins de 15.000 tonnes par an. Ces batteries usagées permettent également de fournir chaque année entre 8 000 et 9 000 tonnes de plomb nécessaires à la fabrication des plaques de batteries qu’Alma Bat produit localement, à l’heure où les autres opérateurs de la batterie, sur le marché marocain, importent ces plaques. Cette quantité de plomb reste, hélas, encore dérisoire par rapport aux besoins de l’entreprise, et qui est estimé à 6000 tonnes supplémentaires de plomb affiné par an. Dans le cadre d’une expansion d’Alma Bat, ce besoin pourrait facilement passer à 20.000 tonnes par an.

Un objectif : contribuer à stimuler l’intégration locale… Autre ambition de l’entreprise : redorer le blason national de l’intégration locale en accédant au marché tant convoité des constructeurs automobiles implantés au Maroc, à l’instar de Renault et bientôt de PSA. Derrière cet engouement pour les constructeurs installés localement, le contrat de l’écosystème automobile paraphé entre le ministère de tutelle et l’Association Marocaine de l’Industrie et du Commerce de l’Autombile (AMICA) et qui encourage à ce que les batteries de première monte soient fournies par des opérateurs nationaux. Pour rappel, le marché des batteries au Maroc est estimé à 900.000 unités produites par an. L’essentiel de cette production est assuré par des opérateurs tels qu’Alma Bat ou encore Electra qui appartient au groupe Afrique Câbles, à l’heure où environ 300.000 unités proviennent de l’import.   

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