Gaupa et toujours plus de partenaires

Gaupa et toujours plus de partenaires

Patron de Gaupa, Mohamed Ouzif poursuit le redéploiement d’une structure qui avait quelque peu sommeillé et qui ne demande qu’à s’ouvrir vers l’extérieur et offrir plus de produits.

Rien n’arrête Mohamed Ouzif aussi actif dans Gaupa qu’il l’était à l’Amica ou qu’il le devient au Gipam en étroite relation avec le développement de l’association. Sur Equip Auto Alger, dont il reconnaît la croissance et le professionnalisme, il a regretté le fait que la situation intérieure du pays raréfie les visiteurs sur cette manifestation, mais a su profiter de cette même situation pour approfondir ses relations avec les autres exposants, futurs partenaires : « Nous avons bénéficié de nombreux contacts avec les exposants, des contacts intéressants. Il fallait qu’on y soit et que l’on renoue avec certains partenaires. Nous avons vu les plus importants. Maintenant, il faut espérer que les frontières entre l’Algérie et le Maroc s’ouvrent à nouveau pour que nous puissions bien travailler ensemble. Dans la configuration actuelle, les coûts logistiques, très importants, rendent difficiles les performances commerciales ». Qu’à cela ne tienne, quelques semaines après, Mohamed Ouzif tenait salon à Istanbul sur Automechanika Istanbul dans le cadre du Pavillon marocain organisé par l’AMDIE. 

Istanbul, terre d’échanges

« On rencontre ici beaucoup de professionnels du Moyen-Orient, des gens qu’on retrouve plus rarement à Paris, par exemple. Pour une société comme Gaupa, dont l’offre produits est en pleine croissance, un salon comme Automechanika Istanbul sert autant à dénicher de nouveaux clients que des partenaires potentiels pour élargir nos gammes de produits. Nous souhaitons par exemple fabriquer des joints pour compresseurs et nous avons besoins de partenaires technologiques pour partager des informations, des savoir-faire. Certains sont très délicats à fabriquer. Pour d’autres, il s’agit d’affiner les approvisionnements en matières premières. On obtient ici de bons prix même en considérant les taxes élevées d’importation » commente Mohamed Ouzif. Et quand on lui demande comment une entreprise comme Gaupa peut repérer les professionnels de qualité dans un salon aussi diffus que celui-ci, il répond que les bons acteurs (européens, turcs…) sont connus et reconnus !

L’idée consiste à créer le contact. Pour Gaupa, « Nous savons développer une image, mais notre offre reste encore limitée, et il nous faut l’étoffer en ajoutant au catalogue de nouvelles références et atteindre la renommée de spécialistes. Cependant, notre catalogue actuel nous permet de répondre déjà à nombre de besoins et nous avons noué de nouvelles relations commerciales avec des libyens et des algériens. A Istanbul, il s’avère plus difficile de toucher la clientèle africaine plus attirée par le salon de Dubaï. » en attendant, Mohamed Ouzif ne néglige pas le marché national (marocain) et se félicite du soutien des entreprises de distribution de pièces marocaines, comme Maghreb Accessoires-Autoplus, Sodirep ou Brigh Sud qui sont devenus des clients. Une conséquence directe des rencontres du Gipam et du salon M.A.T. ? Cela y ressemble en tous les cas et c’est plutôt bienvenu.

Gipam, une association en ordre de marche

Puisqu’on avait à disposition le secrétaire général du Gipam, on en a profité pour demander des nouvelles de l’association quelques mois après son coup d’éclat, illustré par le lancement du salon M.A.T. Pour Mohamed Ouzif, l’association se porte bien (une personne a même été recrutée pour soutenir l’équipe), poursuit ses actions en termes de maillage et de participation à la « moralisation » du secteur, notamment par la charte éthique et les structures organisationnelles. Comme respecter les entreprises concurrentes en évitant de capter ses ressources humaines, par exemple ou prendre garde à ne promouvoir que des pièces de qualité, certifiées. De là à faire un point sur le label Salamatouna, il n’y avait qu’un pas, vite franchi… « Les « labellisés » à Salamatouna doivent être de l’ordre d’une trentaine. Ce qu’il convient d’obtenir désormais, c’est l’adhésion des détaillants à cette démarche.

Nous avons organisé une réunion du Gipam avec une association de détaillants pour les convaincre de se labelliser également et avons présenté quelques points de la charte éthique comme le respect des délais de paiement, les pratiques déloyales à condamner, la gestion des ressources humaines etc. Nous avons bon espoir que cela débouche sur de nouvelles signatures ! » commente Mohamed Ouzif qui attend également que la Fédération de l’Automobile, récemment créée, poursuive sa mission de fédération de tous les professionnels de l’automobile. « Une mission très ambitieuse mais nécessaire » ajoute Mohamed Ouzif. Et l’ambition au Gipam, ils en connaissent un rayon, puisque la création du salon M.A.T. l’a illustrée on ne peut mieux et son succès l’a validée. D’ores et déjà, plusieurs acteurs ont confirmé leur présence pour la prochaine édition dont les dates, en décembre 2020, sont fixées, même si nombre de professionnels ont milité pour une édition annuelle. « Il apparaît difficile de renouveler le salon tous les ans, en revanche, souligne Mohamed Ouzif, nous sommes partisans d’organiser un événementiel sur l’après-vente automobile les années où il n’y pas de salon, de manière à ce que des rencontres professionnelles aient lieu sans mobiliser toutefois trop de ressources comme un salon. » Un lieu où il serait question de l’Ecosystème dédié à l’Aftermarket par exemple ? A suivre !   

HD

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