Hakim Abdelmoumen, Directeur général d’AGC Automotive Induver Morocco, répond aux questions de Rechange Maroc

Hakim Abdelmoumen, Directeur général d’AGC Automotive Induver Morocco, répond aux questions de Rechange Maroc

Comment définiriez-vous les contours de ce partenariat avec AGC Automotive Europe ?

Cela fait déjà quelques années, qu’Induver, industrie marocaine a noué un partenariat avec l’un des leaders mondiaux du vitrage, AGC Automotive, un groupe japonais réputé, dont l’une des activités principales concerne l’industrie et la distribution des vitrages pour la rechange. Ce rapprochement, et cet accompagnement d’AGC a permis à Induver d’adopter une organisation du travail et des process de fabrication beaucoup plus efficaces, normés et productifs. Après avoir obtenu, au bout de deux ans, le niveau d’organisation et de process attendu par le Groupe AGC, celui-ci, désormais confiant dans nos compétences, a accepté le transfert de savoir-faire au cœur de notre entreprise. Ce qui signifie, pour Induver, la possibilité de fabriquer des produits à haute valeur ajoutée, en plus de faire du pare-brise nu.

En effet, le pare-brise est devenu une fonction de la voiture aujourd’hui, qui comprend des capteurs, des antennes, des caméras… autant de nouvelles technologies que nous ne pouvons trouver que chez les leaders mondiaux du vitrage. Dans le même temps, nous développons la distribution, avec la même rigueur, parce que l’industrie sera forte si elle dispose d’une distribution forte et d’une gamme complète. C’est le cas d’AGC, qui dispose d’un portefeuille de 3 600 pare-brises. Nous allons donc continuer à développer la partie industrielle, mais en nous appuyant, en parallèle, sur leur gamme, afin d’offrir au marché la plus grande couverture de parc. En même temps, nous allons produire pour AGC Automotive Europe. C’était un défi, un vrai challenge pour le secteur de la rechange au Maroc, de pouvoir se structurer en développement un vrai partenariat entre la distribution et la fabrication, qui débouche sur une structuration du marché. Une composition qui comprend le développement du marché de la rechange, le développement de l’emploi, et le développement d’un commerce structuré. Nous sommes donc parfaitement en ligne avec la vision des écosystèmes automobiles voulus par le Royaume.

Quelle est votre vision, justement, du secteur de la rechange en général au Maroc ? Comment le percevez-vous ?

C’est un secteur qui présente un très bon potentiel en soi, et c’est également un secteur qui peut servir de tremplin pour développer des industries de la grande monte. J’évoquerais, par exemple, les deux grands fabricants de batteries du Maroc, qui ont démarré dans la rechange, et ont évolué, ces dernières années, pour devenir, l’un, fournisseur de Renault Tanger (Somaca), l’autre pour bientôt fournir PSA Kénitra. Parallèlement, ils fournissent la rechange en Afrique et appartiennent à des groupes qui font de la distribution de pièces de rechange. Tout doit être tiré vers le haut grâce à ces partenariats, la distribution, l’industrie, l’export, etc.  C’est un marché important qui présente un réel potentiel vers la grande série.

En tant que président de la nouvelle fédération de l’automobile, donc partie prenante avec les institutions pour faire bouger les choses, comment envisagez-vous votre mission ?

Le côté associatif est important et nous sommes heureux d’avoir pu rassembler au niveau de la fédération toute la filière de l’automobile, toute la profession. Cette profession a besoin de travailler les uns avec les autres comme l’illustre notre réunion aujourd’hui. Nous avons ici des distributeurs en partenaire avec un industriel, dont les constructeurs sont également des clients, tous ces gens ont besoin de travailler les uns avec les autres et il serait illusoire de penser le contraire, de croire qu’on peut travailler tout seul dans son coin.

Quel est votre nouveau cheval de bataille, comme vous êtes très engagé dans le milieu associatif ?

Dans les prochaines semaines, nous allons faire des annonces et vous les aurez en primeur chez Rechange Maroc ! Comme nous voulons que ce soit des projets qui émanent d’une volonté commune, nous allons commencer par réunir et écouter tout le monde, afin que toutes les associations nous ayant remonté leurs attentes, nous puissions construire le projet de tout le monde, il ne faut pas que ce soit le projet d’une personne, car ce serait une grande erreur. Je viendrais, comme les autres, avec mes propres idées, que je présenterais dans le cadre de ce Brain storming. Nous communiquerons alors sur la vision qui ressortira de cette grande consultation.

   Propos recueillis par Ahmed Darouiche (transcription H. D.)

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