Industrie automobile : le Maroc révèle ses atouts à Paris

Industrie automobile : le Maroc révèle ses atouts à Paris

Les innombrables avantages du Maroc pour recevoir les investissements dans le secteur de l’industrie automobile, érigé en priorité économique, ont été présentés, le 25 février à Paris.

C’est lors d’une conférence organisée dans la capitale française, où se sont réunis plusieurs hommes d’affaires et potentiels investisseurs français et de différentes autres nationalités, que le sujet de « L’industrie automobile au Maroc » a été amené par des opérateurs économiques marocains, particulièrement les représentants de Tanger Med Zones, d’Immorente Invest, première foncière dédiée à l’immobilier locatif cotée à la Bourse de Casablanca, et de Colliers International, société de gestion de portefeuille immobilier indépendante, détenue par l’un des leaders mondiaux des services immobiliers aux entreprises.

Trois principales thématiques : LPA-CGR donne le détail

Cette rencontre a traité trois principales thématiques, à savoir les atouts du Maroc pour accueillir l’industrie automobile, les retours d’expérience et la sécurisation et optimisation des aspects immobiliers. La qualité du débat était en quelque sorte garanti par ’’LPA-CGR avocats’’, organisateur de cet événement, ’’LPA-CGR avocats’’ étant l’un des premiers cabinets français d’affaires par la taille, également présent au Maroc.

Centrant la rencontre, Romain Berthon, avocat associé chez LPA-CGR avocats, a mis en évidence l’intérêt de cette conférence pour mettre au clair, auprès des investisseurs potentiels, les différents atouts du Maroc afin d’attirer les investissements, spécifiquement dans le secteur de l’automobile, mais aussi au regard du droit des affaires marocain. « Le choix de Paris pour tenir cette conférence est tout indiqué » a-t-il indiqué, vu que la capitale française constitue une importante place financière par où passent les différents investisseurs intéressés par le marché africain.

Le Maroc : de nombreux points forts

À l’ouverture de la rencontre, Romain Berthon a commencé par souligner les points forts du Maroc, à savoir une compétitivité des coûts, une stabilité sociale et politique, un cadre juridique idoine et une vraie et réelle réflexion sur les secteurs que le pays veut développer.  Le Maroc est un hub vers l’Afrique, compte tenu du fait qu’il donne accès à un marché de plus d’un milliard de consommateurs. Plus encore, le pays se distingue par les véritables plans stratégiques dont il dispose, afin d’accélérer l’industrie, en particulier le secteur automobile. 

L’avocat associé a également donné un aperçu sur le droit marocain, « un Droit commun libéral qui garantit la liberté d’entreprendre laquelle est garantie par la Constitution du pays ». Ce dernier n’a pas manqué d’évoquer la protection de l’investissement ainsi que le code du travail. « En vue de drainer et encourager les investissements, le Maroc dispose de régimes spécifiques favorables dotés de mesures incitatives, tels le régime spécifique des zones d’accélération industrielles, les conventions d’investissement avec l’Etat et le fonds de développement industriel et des investissements » a-t-il précisé.

Leoni Wiring Systems : le directeur général s’exprime

Ce n’est pas tout, puisque la conférence a été marquée par la présentation de l’expérience réussie d’un investisseur étranger au Maroc, en l’occurrence le groupe mondial LEONI, spécialisé dans le câblage pour moteurs automobiles, avec plus de 90.000 employés dans le monde et un chiffre d’affaires de 5,1 milliards d’euros. Le groupe emploie 8.700 personnes dans des usines à Ain Sebaa, Bouskoura et Berrechid. De plus, il dispose au Maroc d’un centre de R&D regroupant plus de 100 personnes.

Vincent Mercier, directeur général de Leoni Wiring Systems a confirmé que le Royaume est l’un des pays où le coût d’usine est le moins élevé. Il s’est même arrêté sur le fait qu’un réservoir de main-d’œuvre très important et de cadres d’un excellent niveau technique et polyglottes était disponible.

De surcroît, le pays propose aussi des incitations financières aux investisseurs via le Fonds Hassan II et des taux d’impôts encourageants. Le Maroc garantit également un environnement business très favorable avec une rapidité de traitement des dossiers d’investissement, un cadre juridique structuré, un système d’exemption des droits de douane sur les importations et un système de financement privé local performant, a-t-il expliqué.

La directrice de Tanger Free Zone confirme !

Lors de cette rencontre, Ilham Khalil, directrice de Tanger Free Zone (TFZ), le plus important pôle d’activité de la région du Nord dans le Royaume, a présenté une idée sur l’activité de la zone, spécialisée majoritairement dans le secteur automobile. Cette dernière s’est également arrêtée sur la géolocalisation du pôle, qui se trouve à proximité de l’Europe, Détroit de Gibraltar, etc. Le Maroc a lancé plusieurs projets dans la région Nord : autoroutes, ferroviaires (LGV), portuaires (Tanger Med I et II). « Tout cela fait du Maroc un important hub d’accès à des pays africains et permet aux industriels présents un rayonnement très intéressant et une connexion rapide avec l’Europe ».

Après avoir présenté les grandes opportunités d’investissement dans le nord du Maroc et dans le Royaume en général, la directrice de Tanger Free Zone a mentionné que plus de 35 nationalités d’investisseurs se sont implantées à Tanger Med, notamment des constructeurs automobiles. Grâce à ses grandes infrastructures et aux facilités d’investissement, « le Maroc continuera d’être une terre d’accueil pour le secteur automobile », a-t-elle affirmé.

De son côté, Wafi El Yacoubi, directeur général délégué de Colliers International Maroc, a indiqué que le Maroc figure sur la carte mondiale des fournisseurs automobiles et sur la carte automobile mondiale et ce, en raison de ses nombreux atouts économiques et de sa stabilité politique par rapport à d’autres pays de la région.

Quant à Soumaya Tazi, PDG d’Immorente Invest, elle a présenté les opérations que peut assurer Immorente Invest pour les potentiels locataires de l’industrie automobile, y compris pour les primo-entrants au Maroc, c’est-à-dire les industriels qui viennent investir pour la première fois au Royaume.

Haytam Boussaid

Réagir

Your email address will not be published.