La France et la Tunisie signent un accord de coopération via la Fiev et la TAA

La France et la Tunisie signent un accord de coopération via la Fiev et la TAA

Jacques Mauge, président de la FIEV (Fédération des Industries des Équipements pour Véhicules) et Nabhen Bouchaala, président de TAA (Tunisian Automotive Association) ont signé une convention de collaboration entre leurs deux associations, en présence de son Excellence l’Ambassadeur de Tunisie en France, M. Abdelaziz Rassaa.

En ouverture de la cérémonie qui s’est déroulée le vendredi 20 octobre sur le salon Equip Auto, Porte de Versailles à Paris, Fehmi Mili, délégué général pour la France de FIPA-Paris au sein de FIPA Tunisia, a délivré quelques données de cadrage. En effet, si tous les invités présents savaient combien la Tunisie s’est distinguée depuis des années pour son dynamisme entrepreneurial et industriel, peu en connaissaient ne serait-ce que quelques chiffres clés. Pourtant, en se félicitant de la volonté des deux associations de collaborer pour développer le secteur des composants automobiles, il a rappelé que celui-ci comptait quelque 270 entreprises implantées en Tunisie, dont beaucoup de françaises et pas des moindres, comme Valeo, Actia, Faurecia, Plastivaloire, MGI Coutier pour ne citer que celles-là. 80 000 personnes travaillent dans la fabrication des composants, qui représentent 4 % du PIB en exportations, grâce à une croissance de 12 %. Fait non négligeable à relever, le taux d’intégration locale se monte à 40 %. De quoi faciliter l’objectif des deux associations qui consiste « à se rapprocher afin de cerner les possibilités de développement de la filière en Tunisie dont, par exemple, les salons et les coopérations inter-entreprises » précise la Fiev dans son communiqué. Et s’il fallait ne retenir qu’un chiffre, ce serait celui de 2e producteur de composants automobiles en Afrique. Fehmi Mili mettant en avant le domaine des faisceaux et de la filtration, bien sûr, avec le Groupe Misfat.

Faciliter les implantations et les échanges

Avant de donner la parole à Monsieur l’ambassadeur, Fehli Mili a détaillé quelques mesures phares d’accompagnement des entreprises qui souhaiteraient s’installer en Tunisie ou participer à son développent industriel, des avantages fiscaux, des exonérations fiscales de 5 à 10 ans, des aides à la formation professionnelle etc. « FIPA Tunisia n’épargnera aucun effort pour assister les entreprises françaises en Tunisie » a-t-il conclu. Un propos que M. Abdelaziz Rassaa, ambassadeur de Tunisie en France, a conforté par ces mots : « Je vous remercie pour la confiance que vous portez à la Tunisie. Le prochain défi pour la Tunisie est économique et la problématique qui se pose est celle du concret. Nous sommes disponibles à l’ambassade pour faciliter les échanges, pour être l’interface entre la France et la Tunisie. Il faut qu’on soit concret. » Être concret, voici qui n’était pas pour déplaire à Jacques Mauge, président de la FIEV, heureux de signer un accord de coopération qui sous-tend « beaucoup de coopérations entre les équipementiers adhérents de la Fiev, qui sont nombreux en Tunisie, et les équipementiers tunisiens. Les conditions sont remplies pour se projeter vers de nouveaux développements entre les acteurs déjà présents et avec d’autres acteurs qui trouveront dans cette convention une incitation à se lancer. »

L’atout de la formation

Comme le rappelait Jacques Mauge, « Nous avons avec Equip Auto, la possibilité de faire bénéficier la Tunisie de notre expertise sur le sujet des salons. Concernant les coopérations inter-entreprises, il y a un véritable intérêt à ce que les adhérents de la FIEV rencontrent ceux de la TAA afin de développer des coopérations commerciales ». Et en priorité, a rebondi Nahben Bouchaala, le président de TAA, « cet accord permettra de développer encore le secteur des composants qui n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis les années 60. Aujourd’hui, plusieurs entreprises se sont développées dans cette activité, et des cadres et des ingénieurs se forment en Tunisie pour entrer dans ce secteur. Cependant, nous avons besoin d’accompagnement pour dynamiser ces industries en Tunisie, et notamment de formation complémentaire. Cette convention servira de base de travail au développement de projets en la matière, qui serviront aussi les entreprises françaises. » Enfin, le président d’Actia, invité comme acteur d’un exemple réussi de coopération franco-tunisienne, s’est félicité de leurs implantations en Tunisie qui ne cessent de prendre de l’ampleur de même que le nombre d’ingénieurs oeuvrant dans leur bureau d’études (350) : « La Tunisie a un potentiel industriel et en R&D important, Les ressources humaines sont là, on peut parler de richesse humaine, d’excellence. Cette convention va accélérer le processus de développement ».

Hervé Daigueperce

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