L’Amica se mobilise pour l’industrie automobile marocaine

L’Amica se mobilise pour l’industrie automobile marocaine

Avec l’AMDIE, organisateur du pavillon marocain sur Istanbul, l’Amica se tenait aux côtés des industriels marocains pour soutenir la promotion de leur secteur d’activités à l’international et œuvrait, en parallèle pour vanter les atouts du Maroc auprès des investisseurs internationaux.

Réunis sur un grand stand commun favorisant les échanges entre les exposants marocains et leurs visiteurs, les professionnels de la fabrication étaient soutenus par les membres d l’AMDIE et par l’Amica, représentée par Saad Aiouche, président de la commission « Partenariat & JV & Promotion à l’international ». Une commission clé puisqu’elle précède – en quelque sorte – les 7 autres, les huit constituant un tout autour des notions de stratégie de développement et de pérennité de l’industrie marocaine. En effet, chaque commission a un objectif bien défini, un président de groupe de travail qui répond aux besoins de l’industrie. Après que la commission « Partenariat & JV & Promotion à l’international » a su intéresser un investisseur, les autres commissions prennent le relais, comme le financement, la logistique, l’intégration locale, le développement des investissements, la qualité, la sous-traitance, le développement des compétences, etc. L’idée étant de pouvoir apporter une réponse à tous les besoins d’une entreprise souhaitant se déployer au Maroc, d’éliminer les freins, en quelque sorte, en facilitant les démarches dans les différents domaines. Cela se traduit par un accompagnement auprès des pouvoirs publics, et un soutien des sociétés sur le court et moyen terme, de l’installation, à l’export en passant par la croissance ou le développement des ventes. L’ensemble tournant autour des écosystèmes…

Huit Ecosystèmes

« Nous poursuivons, explique Saad Aiouche, qui est aussi trésorier général de l’Amica mais surtout, administrateur de l’Ecosystème pilote dédié à « l’Après-vente automobile », la démarche qui consiste à travailler en écosystèmes structurés et générateurs de plus-value. Nous sommes ainsi la première association à avoir créé, en 2014, quatre écosystèmes avec le Ministère de l’économie, de l’investissement, du commerce et de l’économie digitale, et un cinquième dédié aux moteurs et à la transmission, en 2016. C’est, en effet, sous l’impulsion du Ministre, M. Moulay Hafid Elalamy, que les premiers écosystèmes ont vu le jour que l’on peut citer ici avec le membre de l’Amica dédié : en 2014, l’Ecosystème Câblage (M. Saoud), l’Ecosystème Métal et Emboutissage (M. Hedda), l’Ecosystème batteries (M. Lacham), et l’Ecosystème Intérieur et sièges (M. Machou). Puis, après la fondation de l’Ecosystème de PSA en 2015, et avant celle de Renault en 2016, c’est au tour de l’Ecosystème Moteur et Transmission (M. Zerkti) de prendre son envol, en 2016. En préparation, les Ecosystèmes « Systèmes extérieurs » (M. Abdelmoumen), « Ingénierie » (M. Daoudi), et « Rechange » (M. Aiouche) sont proches de leur mise en développement, comme côté constructeurs, les Ecosystèmes spécifiques aux sourcings de Ford et de Volkswagen.

La Commission « Partenariats & JV & Promotion à l’International »

Bien évidemment, c’est la commission qui nous intéresse le plus, d’une part, parce que celle qui initie les processus, et, d’autre part, c’est celle qui anime les représentations internationales en se tenant sur les stands des grands salons internationaux aux côtés de ses pairs. « Ici sur le Pavillon marocain, nous avons une illustration du travail que nous faisons pour le développement et la promotion de l’industrie marocaine. Aux côtés des équipementiers, sont présents les membres de l’AMDIE, de l’Amica, et du Ministère. Partenaire de l’Industrie Marocaine, l’Amica est une valeur sûre auprès du ministère qui est garant. Ce qui signifie, pour les investisseurs, que nous sommes des interlocuteurs sérieux. Et c’est cela qui compte, que nous puissions parler de l’industrie et en faire la promotion avec légitimité afin d’entreprendre des missions d’approche auprès des investisseurs potentiels. L’Amica est ainsi présente dans différentes manifestations au Portugal, en Russie, en Inde, en Algérie, en Turquie, en Roumanie, et promeut l’industrie afin d’encourager les investisseurs à venir et aussi à faire du sourcing. Au Maroc, l’Amica organise également des salons, l’un Automotive Meetings, (convention d’affaires) tous les deux ans et un salon de la sous-traitance tous les ans, réunissant tous les intervenants de la fabrication. Tous les rôles sont bien définis et, ainsi, chaque président de Commission sait ce qu’il a à faire. C’est ainsi que de mon côté, il s’agit de montrer à un investisseur toutes les opportunités qui lui sont offertes, de révéler le potentiel de compétences à proposer et de lui proposer un rendez-vous avec le constructeur. C’est au cours de ces échanges, que nous vantons notre laboratoire de conformité, et nos 4 centres de formation, dont il pourra bénéficier, (financement des formations par l’Etat) etc. S’il est intéressé, les autres commissions prennent le relais. » Parallèlement, Saad Aiouche travaille à l’établissement de partenariats avec les entreprises et avec les universités pour lesquelles il a de grands projets. En effet, il œuvre aujourd’hui pour la création d’un double master dédié à l’automobile avec les équipementiers. En clair, obtenir en premier lieu son diplôme au Maroc, puis obtenir le même dans un pays étranger et … dans la langue du pays. L’objectif étant de faciliter les rapprochements, les partenariats et les co-entreprises grâce à des cadres formés et parlant plusieurs langues : « On ne touchera pas au programme marocain qui sera validé par l’Université étrangère qui ajoutera une formation supplémentaire d’un an. » beaucoup d’autres projets sont à l’étude dont nous reparlerons…

L’Ecosystème Après-vente automobile en gestation

A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’Ecosystème Après-vente automobile est dans les starting blocks et devrait servir le développement du secteur automobile pour aller plus loin dans l’intégration locale. Comme le rappelle Saad Aiouche :
« l’Ecosystème Après-vente sera signé prochainement pour développer les investissements en pièces de rechange, dans ce qui touche la fabrication des pièces de rechange Aftermarket. L’objectif étant de convertir des importateurs afin qu’ils deviennent producteurs, sous l’impulsion de notre action et de celle du Ministère du commerce et de l’industrie très mobilisé dans cette démarche. On ne sait pas assez que nous exportons vers 75 % pays des véhicules marocains partout dans le monde. 10 % de la production mondiale de Renault sont réalisés au Maroc et sur l’ensemble des exportations, nous n’avons aucun retour.

Parallèlement, PSA annonce la fabrication d’un nouveau modèle au Maroc. Ce qui se traduit par ce fait, que l’image du Maroc en tant que producteur et non plus comme simple assembleur commence à être connue dans le monde entier. Cependant, nous savons que demeurer cet acteur de l’industrie automobile mondiale s’avère le plus difficile. C’est pourquoi, nous ouvrons les écosystèmes de manière à augmenter encore l’intégration locale et maintenir le cap industriel que nous nous sommes fixés. Avec tous ces atouts, nous entendons faire venir des investisseurs dans les entreprises fournisseurs de rang 2,
c’est-à-dire des entreprises qui partent de la matière première, la transforment et livrent les constructeurs (pour monter en intégration locale chez PSA à 60 % et Renault à 65 %). Et ces investisseurs seraient à même de prendre des parts de marché importantes sur le marché marocain de l’automobile ».

  Hervé Daigueperce

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