L’atelier de maintenance, un maillon fort de la CTM

L’atelier de maintenance, un maillon fort de la CTM

Ayant une capacité de traitement de plus de 60 autocars par jour, cette plateforme travaille
en rotation continue.

Lors de notre visite, plusieurs autocars de la compagnie étaient pris en charge par les techniciens de l’atelier central de Casablanca de Sidi Bernoussi qui s’étend sur une surface de 5 000 m². Ayant une capacité́ de traitement de plus de 60 autocars par jour, cette plateforme travaille en rotation continue. L’atelier central de Casablanca, qui est le plus grand de la compagnie, est opérationnel depuis 1996.

Cette installation englobe différents postes de travail. Selon la panne ou le type de contrôle, l’autocar peut passer par plusieurs tests et subit diverses réparations, en cas de besoin. Une fois réceptionné, après chaque voyage, le véhicule est livré au poste outil diagnostic qui est doté d’un ordinateur connecté par une borne à l’architecture électronique de l’autocar pour identifier les pannes. Intervient ensuite le poste Shell laboratoire clinique qui est utilisé pour faire l’analyse d’huiles et établir un bilan de santé moteur pour chaque autocar. Aussi, le poste bon d’essai de freinage assure le contrôle de l’état des freins ainsi que la mesure des forces de freinage et du parallélisme. Les réparations peuvent durer un jour jusqu’à une semaine, selon les faiblesses détectées.

Une fois la panne détectée, commence alors le processus de réparation, pour permettre à l’autocar de reprendre la route. Pour ce faire, l’atelier central de Casablanca gère plusieurs sections dédiées à la réparation et à la remise en forme. Ainsi, la Section Mécanique/Electricité́/Climatisation regroupe toute l’opération de maintenance curative de réglage véhicule nécessaire. Les vidanges des autocars sont prévues après chaque 30 000 km. Ce processus dure entre 1 heure et demie et 2 heures.

Il intègre également la Section préparation d’organes. Cette dernière inclut toutes les rénovations moteurs et boîtes de vitesse. L’atelier dispose d’un stock de pièces de rechange important. La Section carrosserie, quant à elle, concerne tous les travaux de réparation de carrosserie autocar, soit par remise en forme ou par remplacement des éléments endommagés de carrosserie ou de structure, réalisation des opérations de finition…) selon les règles de sécurité́ et la réglementation. La Section peinture, qui est dotée d’un four de peinture, s’occupe de la préparation de surface et peinture des autocars. Deux postes de travaux y sont consacrés pour permettre d’exécuter la peinture dans un environnement propre. Pour sa part, la section pneumatique s’occupe du contrôle de l’état des pneus, de changement et de réglage du parallélisme ainsi que de l’équilibrage dynamique des roues. Tous les pneus utilisés pour les autocars de la compagnie sont des produits Premium de diverses marques, de large dimension. Pour ce qui est du lavage, l’atelier regroupe deux postes : le premier est doté d’un équipement portique pour le lavage extérieur et lavage intérieur. Le second est un poste lavage du compartiment moteur et du châssis, essentiel pour prévenir tout départ de feu.

L’état des extincteurs est également contrôlé. «Tous nos autocars sont tous dotés d’extincteurs automatiques dans le compartiment du moteur qui se déclenchent instinctivement pour éteindre le feu, en cas de besoin», a affirmé Elghazouani Jnini, directeur général adjoint de la CTM.

Une fois l’autocar contrôlé, réparé et lavé, le directeur de l’atelier le livre au responsable du parc qui doit donner son accord pour la mise en circulation du véhicule. Un test final de contrôle qualité de l’entretien est obligatoire avant d’autoriser la sortie du véhicule, car il y va de la sécurité des voyageurs.

Le volet respect du développement durable est également à l’ordre du jour. Après l’acquisition des autocars de norme Euro 5 au cours des années précédentes et l’investissement sur la nouvelle génération d’autocars de norme Euro 6, CTM confirme son engagement dans la protection de l’environnement. Pour Ezzoubeir Errhaimini : « Nous sommes également en train de mettre en place une plateforme photovoltaïque à travers le déploiement de panneaux solaires au niveau de l’atelier central de maintenance de Casablanca qui permettra à fin 2017 de couvrir 40% des besoins de la consommation électrique de l’atelier et du siège».

Nadia Dref

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