Le Gipam en ordre de marche !

Le Gipam en ordre de marche !

A peine six mois après son élection à la présidence du Gipam, Driss Guennoun a accepté de faire le point des grands dossiers de l’association, même si la période du Covid a considérablement ralenti le mouvement au Gipam comme ailleurs. Cela n’entame en rien son optimisme naturel ! 

Venant de lire un article qui stipulait que le Maroc était à la sixième place mondiale au nouveau des vaccinations, Driss Guennoun, le président du Gipam (et patron de Getcomar) reconnaît l’exploit et témoigne de son attachement à prendre en compte toutes les bonnes nouvelles. Plutôt que de se morfondre en constatant les conséquences de la crise sanitaire, Driss Guennoun s’emploie à aller de l’avant en pensant à l’après. C’est en ce sens qu’il voit arriver les nouvelles adhésions au Gipam, soit une bonne dizaine et des adhésions de gens passionnés (voir pages suivantes). Alors que les milieux associatifs ont tendance à baisser les bras, le Gipam semble maintenir sa dynamique, en atteste sa dernière Assemblée Générale de fin février, qui a réuni plus de 50 % des membres (en digital), ce qui en cette période est signe de dynamisme : « Nous avons pu enregistrer une bonne dizaine de nouveaux membres que ce soit dans la distribution, le service ou l’industrie, avec une majorité dans la distribution », commente Driss Guennoun avant de préciser que « le Gipam pousse, en parallèle, les professionnels à adopter le label Salamatouna ».

Salamatouna, les bons signes des reconductions

Comme le rappelle Driss Guennoun, le label Salamatouna fait partie des fondamentaux de l’association, un peu leur « bébé » et le Gipam ne relâche pas l’effort pour convaincre toujours plus de professionnels à s’inscrire : « Cela commence à porter ses fruits et nous avons de grandes ambitions pour ce label. Je profite de l’occasion pour rappeler que Salamatouna est avant tout destiné au consommateur final, pour que celui-ci soit orienté vers des magasins structurés qui affichent le label Salamatouna. Et pour cela, il faut commencer par le haut de la pyramide, c’est pourquoi, tous les efforts ont porté sur les importateurs et les fabricants et continuent d’être axés sur eux pour qu’il y en ait un maximum référencés. Cette première étape franchie, nous pourrons inclure les revendeurs et même les réparateurs parce qu’un réparateur qui achète une pièce chez un adhérent Salamatouna et fait n’importe quoi lors du montage, jette un discrédit sur la fiabilité de la pièce et celle du système. Aujourd’hui, nous en sommes au premier stade et pouvons nous féliciter que près de 90 % de ceux qui se sont inscrits au label l’ont déjà renouvelé puisque la première déclaration était en 2018. Cela signifie que l’on y croit et que c’est un bon projet pour nos métiers. » Et quand on lui demande si les revendeurs se montrent intéressés par l’obtention du label, Driss Guennoun se montre pragmatique : « Même si nous nous montrons satisfaits de l’adhésion des importateurs et des fabricants au concept, nous sommes conscients qu’il faut qu’on élargisse encore plus cette base de professionnels pour que les revendeurs soient pleinement sensibilisés à la nécessité de prendre le label et surtout qu’ils puissent s’approvisionner chez un importateur dûment labellisé. »

Moroccan Automotive Technologies programmé

Lors de la dernière Assemblée générale du Gipam, il fut aussi question de la seconde édition du salon Moroccan Automotive Technologies. Bonne nouvelle, l’association a réservé les lieux et fixé la date du 9 au 12 décembre 2021, soit du jeudi au dimanche comme la dernière fois. Pour l’heure, tout n’a pas encore été décidé et la commercialisation n’avait pas commencé en raison de la crise sanitaire. Cependant, comme le précise Driss Guennoun « des importateurs, des sociétés de service comme des fabricants marocains ont déjà fait connaître leur désir d’exposer cette année, c’est très positif. » En attendant, les importateurs font profil bas compte tenu de la hausse des prix qui sévit sur les pièces en raison des aléas des tarifs des matières premières et des coûts logistiques. Tous les professionnels qui font venir les pièces, qui structurent leurs entreprises connaissent bien le problème et savent qu’ils vont devoir en reporter une partie mais ils attirent l’attention des revendeurs afin qu’ils anticipent les hausses et en tiennent compte dans la gestion et dans la vente aux réparateurs. Ces hausses ne concernent bien évidemment pas que le Maroc, mais tous les pays. En revanche, le Maroc ne subit pas la double peine d’une monnaie qui dévalue, le Dirham se tenant bien sur les marchés et étant bien mieux protégé, bien plus stable que les monnaies des pays voisins.

Le Maroc encourage les investissements

Si l’on ne peut pas faire grand-chose au niveau des matières premières tant que le yoyo des tarifs durera, le Maroc entend bien ne pas rester à la traîne au niveau industriel comme le rappelle Driss Guennoun. Ainsi, « le Ministère du commerce et de l’industrie au Maroc est en train d’encourager l’investissement dans l’industrie et veut substituer une partie de l’importation en production locale. Il parle de 34 milliards de dirhams à substituer, toutes activités confondues, et parmi elles le secteur automobile. Le ministère encourage certains industriels marocains et aussi les importateurs distributeurs à se convertir en partie vers l’industrie locale, en concédant beaucoup d’avantages et de subventions. Cela n’est pas contradictoire à l’importation mais cette dernière est de plus en plus contrôlée pour que les produits importés soient de qualité. L’idée majeure étant quand même de susciter chez les entrepreneurs l’envie d’investir dans l’industrie au Maroc. » Et Driss Guennoun d’inviter également les investisseurs étrangers à s’installer au Maroc, porte d’entrée vers l’Afrique : « Le pays est stable et notre Roi a fait un grand travail pour promouvoir les industries marocaines auprès des pays africains. C’est pourquoi, un investisseur européen a tout intérêt à monter des usines dans notre pays, y compris pour des produits aftermarket parce que le pays offre des perspectives extraordinaires d’exportation vers les pays africains, d’autant que le Maroc a investi ce continent avec ses banques, sa téléphonie et ses sociétés d’assurance. Nous avons beaucoup de valeurs communes, de culture commune entre le Maroc et les pays africains, et parallèlement, nous entretenons d’excellentes relations avec les pays européens et notamment la France. Les opportunités d’implantation sont vraiment là et nous sommes très impliqués dans le développement de l’industrie au Maroc ». De la distribution à l’industrie, il n’y a qu’un pas !

A noter, également, dans les actions du Gipam, ou plus exactement dans les avantages que procure le Gipam à ses membres, l’amnistie fiscale pour les sociétés du secteur automobile pour les années 2016, 2017 et 2018 dans le cadre d’une régularisation des déclarations. Cette exonération, fruit d’un accord entre le Trésor et la Fédération de l’Automobile, s’applique aux membres de la Fédération et donc à ceux du Gipam.

Hervé Daigueperce

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