Le joint en 5 questions

Le joint en 5 questions

Lorsque l’on interroge Federal-Mogul sur le marché de l’étanchéité en Afrique du Nord, c’est toute une équipe qui répond. Concernant le joint, Lise Caron, country manager Algérie, Daoud Gharbi, country manager Tunisie, Tarek Attia, regional manager et Hamid Benchekroune, country manager Maroc ne font qu’un.

Le joint, seul, est une pièce parfois difficile à travailler pour qui veut conquérir des parts de marché conséquentes. Est-ce le cas également sur les marchés algériens et marocains ?

Certes, le coût de l’élargissement de la gamme en général est couteux et moins profitable mais il est nécessaire afin de satisfaire la demande du marché.

La diversification de votre activité est-elle nécessaire pour développer l’activité d’étanchéité ?

Il est essentiel d’avoir la gamme la plus large possible. Si tel n’est pas le cas, vous permettez à vos concurrents de croître, ce qui vous fait, par ricochets, perdre des parts de marchés et baisser votre notoriété. Diversifier la gamme de produits donne plus de chance à un fournisseur d’être le choix privilégié des importateurs, qui ne seront pas, ainsi, dans l’obligation d’importer chaque produit à part. Concrètement, cela représente moins de stock et une meilleure gestion de la trésorerie.

De quelle manière, en termes de marketing et de communication surtout, tirez-vous votre épingle du jeu sur ces deux marchés ?

En termes de marketing, nous faisons presque chaque année des séminaires sur la pièce-moteur, y compris sur l’étanchéité. Nous y invitons les commerciaux de nos clients, des revendeurs ainsi que des mécaniciens.

C’est l’occasion de faire connaitre notre expérience en tant que fournisseur de première monte, ainsi que toutes les nouvelles technologies que nous avons développées afin d’améliorer le rendement de nos produits. C’est aussi l’occasion d’avoir des échanges avec nos invités à travers une session de questions-réponses ce qui nous permet aussi de mieux connaitre le marché.

D’autre part, nous organisons tous les ans une visite sur nos sites de production de divers produits en Europe où nous invitons les équipes commerciales et les techniciens de nos importateurs et parfois des chefs d’atelier pour les aider à voir les nouvelles technologies de nos produits et confirmer notre qualité de première monte.

Enfin, nous avons une présence et un suivi du marché soit par un directeur de vente résident ou par de fréquentes visites pour promouvoir nos produits et répondre à la demande du marché et des clients.

Comment les réparateurs changent-ils les joints automobiles par rapport à l’Europe ?

Il est évident que le parc automobile européen est plus jeune et mieux entretenu par rapport au parc du marché nord-africain. D’autant plus que les ateliers où sont effectués les réparations en Afrique du Nord manquent souvent du minimum requis en termes d’outillage et de propreté.

En prenant ces paramètres en considération, nous constatons qu’en Afrique du Nord, les joints sont changés plus fréquemment qu’en Europe, tant sur le VL que le PL. Enfin, la main d’œuvre, moins chère en Afrique du Nord par rapport à l’Europe, encourage à faire des révisions.

Techniquement, d’autres facteurs interviennent-ils dans les fréquences de réparation ?

En effet, on y change plus fréquemment les joints, et notamment les joints de culasse, à cause de la chaleur par exemple.  Ainsi, la longue période estivale couplée à un mauvais fonctionnement du système de refroidissement du véhicule (Pompe à eau défectueuse, courroies défectueuses ou distendues, radiateur colmaté ou qui fuit, durites usées…) mène irrémédiablement au changement des joints.

Tout comme la non utilisation systématique des liquides de refroidissement préconisés par les constructeurs. En effet, la majeure partie des utilisateurs finaux utilise de l’eau minérale ou du robinet à la place du liquide de refroidissement, cela entrainant un pourrissement plus rapide du circuit de refroidissement. De même, il faut savoir que pour toute réparation, les joints démontés doivent être changés, même s’ils ne sont pas ou ne semblent pas défectueux.

Par exemple : si on ouvre le cache soupapes pour régler les soupapes, le joint de cache soupapes ainsi que les autres joints afférant seront changés.

Un joint monté, ne peut être remonté une deuxième fois car il aura perdu de son élasticité, et n’assurera plus l’étanchéité nécessaire et suffisante pour un bon fonctionnement.  

Propos recueillis par Ambre Delage

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