Michel Spina, Directeur général ARG Europe, AGC Automotive Replacement Glass, commente cet accord auprès de Rechange Maroc

Michel Spina, Directeur général ARG Europe, AGC Automotive Replacement Glass, commente cet accord auprès de Rechange Maroc

Quelle est votre perception de la rechange sur le marché marocain, la rechange étant à l’honneur aujourd’hui ?

C’est un marché en pleine mutation et dont le parc de véhicules circulant est assez similaire à ce que l’on peut trouver en Europe. Sur le plan de la fabrication, il n’y a qu’Induver qui produit au Maroc, mais qui n’avait pas les capacités industrielles, évidemment, de fournir tout le parc circulant marocain. Les professionnels devaient importer d’Europe ou d’ailleurs, pour pouvoir fonctionner et il me semble que, dans le cadre de notre co-entreprise, nous intervenons au bon moment pour structurer le marché. Structurer le marché, cela signifie gérer nous-mêmes les importations, et commencer la distribution des produits dans sa grande majorité. Notre ambition, sur le marché, c’est de devenir le distributeur unique sur le marché marocain, en ayant une gamme la plus complète possible, en commençant, bien sûr, par de l’AGC et du NordGlass, mais aussi en complétant progressivement avec les pièces des concurrents. Parallèlement, nous participerons à augmenter le niveau de qualité de ce qui sort de l’usine d’Induver, et je pense qu’au niveau du vitrage en lui-même, nous sommes très bien avancés ! La prochaine étape que nous sommes en train de développer ici, s’appelle  l’AVO (ou Value added operations), qui consiste à coller les joints, et à apporter tous les nouveaux éléments qui viennent se greffer au pare-brise. Toutes les voitures aujourd’hui ont des pare-brises, qui ne sont pas juste que du verre, mais du verre plus quelque chose, plus un joint, plus un camera bracket ou un autre élément.

Votre cible concerne le BtoB ou le BtoC ?

Nous ne travaillons qu’en BtoB, nos clients sont des poseurs et nous n’avons pas l’ambition de faire de la pose nous-mêmes au Maroc. Nous le faisons de la pose dans certains pays dans le monde, comme en Pologne ou en Tchéquie, où nous disposons de réseaux de centres de pose, nous en avons aussi au Japon, mais nous ne le souhaitons pas au Maroc, pays dans lequel nous voulons travailler avec les clients existants.

Et quelque chose qui pourrait ressembler à de la R&D, étudier des nouveaux modèles ou des solutions nouvelles ici, au Maroc, est-ce envisageable, dans vos projets ? 

Dans la R&D, il y a, à la fois la Recherche et le Développement. La partie Recherche est centralisée au niveau européen, où nous travaillons sur de nouvelles techniques qui nous permettent de développer des pièces qui puissent fonctionner, puisque l’un des gros challenges actuels porte sur l’arrivée des ADAS, c’est-à-dire des systèmes d’assistances de l’aide à la conduite, ce ne sont pas encore des systèmes pour la voiture autonome, mais ce qui les précède, à savoir des caméras (et bien d’autres éléments). Nous disposons d’un pôle de recherche, qui nous aide à comprendre comment fonctionnent ces caméras, quelles sont les applications au niveau du vitrage, et toutes ces études se situent dans le domaine de la recherche au niveau européen… Cela vaut également pour des technologies comme la 3D, par exemple. En revanche, pour la partie développement, nous élaborons des modèles qui sont nécessaires au marché marocain, notre objectif consistant à les produire localement. Notre ambition consiste, d’une part, à ce qu’Induver devienne le pôle de production de produits AGC et NordGlass pour le marché marocain, mais, d’autre part, que le groupe puisse également exporter du Maroc, ces produits, puisqu’ils porteront les logos AGC et NordGlass, donc le niveau de qualité requis et certifié pour pouvoir exporter ces produits vers l’Europe.

Propos recueillis par Ahmed Darouiche (transcription H. D.)

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