Mohamed Ouzif, Directeur général de Gaupa et Secrétaire général du Gipam

Mohamed Ouzif, Directeur général de Gaupa et Secrétaire général du Gipam

Votre impression sur le Salon alors que tout le monde se prépare à accueillir encore plus de visiteurs pour samedi ?

Je suis très agréablement surpris par ce que nous avons réussi à faire, et par les résultats tangibles sur le terrain. Et tout d’abord, en tant que Gaupa, une entreprise « nouvelle » qui se présente sur le marché sous sa nouvelle entité, et surtout par les contacts que nous avons eus, des personnes qui s’intéressent et demandent des informations, des revendeurs, des confrères, des garagistes… Pour ces derniers, ce n’était pas si facile de venir, car leur travail ne leur permettait pas de laisser le garage et quand on vient les voir, il y a toujours beaucoup à faire. Ici, ils prennent le temps d’échanger et on peut discuter avec eux et présenter des produits, des techniques. Pour cette édition, on a mis le focus sur le joint d’étanchéité. Je dois ajouter que trois ou quatre entreprises qui exposent ici travailleront avec nous à présent ! Le Salon est un endroit neutre où on peut échanger en toute tranquillité et aller voir ses voisins sans a priori d’aucune sorte.

Pour vous, et pour le Gipam, M.A.T. s’avère une bonne idée ?

M.A.T. est une excellente initiative et cela faisait longtemps qu’on en parlait. Maintenant que cela existe, nous voyons bien que tout le monde est content, les exposants – qui ont fait de très beaux efforts en matière de stands – et les visiteurs qui ont pris le risque de venir pour une « première ». Il existe, néanmoins, un grand potentiel à développer. Au niveau national, quelques entreprises, qui ont douté de la bonne réalisation de notre initiative, se sont déclarés pour la fois prochaine. On a même vu des sociétés prendre un stand la veille de l’ouverture, parce qu’ils s’étaient rendu compte, au dernier moment, de l’intérêt que cela représentait, et de l’ampleur de cette « première ».

Quelle vision avez-vous de la présence des fournisseurs, des équipementiers ?

Bien évidemment, nous espérons tous qu’ils viendront encore plus nombreux la prochaine fois, cependant, nous ne pouvons que nous féliciter de leur présence très importante. Federal-Mogul, NTN-SNR, Mahle, Motor Service, pour ne citer que ceux-là… sont venus en force avec leurs équipes.

Qu’attendez-vous pour la prochaine édition ?

Nous sommes preneurs d’exposants dans d’autres domaines, comme les pneumaticiens, les fabricants de peinture… que ce soit un salon encore plus complet en termes de service aux professionnels. De même, les tables rondes, qui ont bien joué leur rôle, méritent d’être retravaillées pour générer plus de participants et plus d’impact. Par ailleurs, il nous faut améliorer la communication, qu’elle soit plus importante qu’aujourd’hui. Et puis, nous avons deux ans pour réfléchir aux nouvelles actions que nous pourrions mener sur le Salon ! Globalement, nous comptons au moins doubler la surface d’exposition, pour donner plus de place à l’international et promouvoir le Salon, un Salon dont la périodicité serait de deux ans.

M.A.T. a-t-il apporté de la valeur au Gipam, même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions ?

Nous espérons que beaucoup de professionnels adhèrent au Gipam et nous rejoignent. M.AT. nous a conféré une certaine autorité, une crédibilité, parce qu’en 18 mois, nous avons prouvé que nous étions capables de mener beaucoup d’actions et d’aller jusqu’au bout de nos démarches.

Que pensez-vous de la main tendue de la Douane ? et d’autres institutionnels ?

Nous nous sommes approchés de la Douane et nous comptons bien signer des accords cadre afin de mettre en place des actions ciblées. L’un des accords a déjà reçu l’approbation de la Douane !  Parallèlement, nous devrions signer un autre accord avec Maroc Développement. Le Salon a servi de catalyseur dans notre démarche qui consiste à professionnaliser la filière dans son ensemble. Et pour cela, il faut qu’on ait le soutien des institutionnels, et donc être visibles.

La naissance du Gipam s’est faite sur fond de désaccord avec d’autres, qu’en est-il aujourd’hui ?

Le Gipam nous a permis de prendre la parole et cette liberté nous sert à construire. Ce que nous allons faire avec les autres institutions avec pour objectif commun de professionnaliser la filière. Ensemble, nous avons travaillé sur Salamatouna et nous allons poursuivre avec d’autres projets communs. L’objectif que nous nous sommes fixé avec Mohamed El Housni, le président du Gipam, consiste à travailler tous ensemble.

   Propos recueillis par Hervé Daigueperce

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