NEXUS AUTOMOTIVE INTERNATIONAL : Aftermarket activist !

NEXUS AUTOMOTIVE INTERNATIONAL : Aftermarket activist !

A l’occasion de son 3e Forum d’affaires international, à Montreux, Nexus Automotive International a rappelé les valeurs et aussi les implications de chacun dans ce jeune groupement, au volume d’affaires de 2,7 milliards d’euros…

On le croirait presque surpris, et parfois doit-il l’être, Gaël Escribe le directeur général de Nexus Automotive International, en découvrant les chiffres réalisés par les membres, ceux que les équipes régionales de Nexus ont su faire émerger, et ceux qui émaillaient ces rencontres assez exceptionnelles de Montreux. Le N! Business Forum, comme il s’appelle, rassemblait plus de 350 personnes venues de 62 pays, non pas pour admirer les eaux limpides du lac de Montreux, mais pour acheter et vendre, plus sûrement encore, pour échanger et apprendre. 4360 rendez-vous ont été ainsi pris pour ces 3 jours de rencontres, 4360 de « speed dating » entre les patrons et acheteurs des membres distributeurs et patrons et directeurs commerciaux des grands équipementiers internationaux… Des rencontres étonnantes, qui confrontent les membres des board des multinationales et des distributeurs, dont le chiffre d’affaires, parfois, n’aurait sans doute pas éveillé l’intérêt des premiers : le premier effet de la stratégie de Nexus.

Des rencontres qui mêlent des nationalités des 5 continents sans souffrir d’ostracisme, tant l’accent a été mis sur la diversité et les moyens délivrés par les équipes régionales de Nexus. Si le mot global – tellement usé dans d’autres contextes – a su trouver son acception ici, c’est parce que des équipes ont été mises en place en Asie, en Amérique du nord, et du Sud, en Afrique, au Moyen-Orient etc. Ou comment faire rejoindre le global avec la proximité. Autre raison d’une croissance aussi forte. Citons, à ce sujet, ce que Gaël Escribe disait à Rechange Maroc, en marge du Forum : « A l’inverse de tous les autres groupements internationaux, nous ne sommes pas essentiellement centralisés, nous avons créé des équipes régionales sur tous les continents qui, au sein de Nexus Automotive International, ont des contacts permanents avec les équipementiers, et les membres pour augmenter le business de façon mensuelle. Nous suivons l’évolution du taux d’achat de manière régulière, grâce à des réunions mensuelles avec tous nos bureaux régionaux, pour piloter la progression des achats, la concentration de ces achats auprès des équipementiers. Cette machine est désormais en place. Il n’y a pas à glorifier tout cela, nous avons fait un travail titanesque dans un temps assez record ».

Le business, c’est la connaissance

Si le Forum s’est ouvert par l’affirmation d’un triptyque de valeurs de base, autour desquelles se dessinait l’architecture du Forum et du groupement, à savoir Communauty, Innovation, et Entrepreneurship, il mettait en lumière la nécessité d’une ouverture sur le monde et sur l’écoute de ses pulsations dans la rechange. C’est ainsi que les ambitions des constructeurs français et allemands, revendiquées ou non, sur l’après-vente ont appelé à une singulière réponse de Nexus. Au lieu de commencer à sortir les mouchoirs, l’équipe de Gaël Escribe a préféré inviter les responsables de PSA Peugeot Citroën à s’exprimer devant les membres : « Nous avons ouvert les portes à PSA pour qu’ils nous expliquent leur stratégie. Nous ne sommes pas globalement inquiets de ce que PSA ou Renault mettent en place, mais nous devons briser la glace pour mieux comprendre leurs intentions et nous confronter aux évolutions actuelles. Nous sommes une organisation en perpétuel mouvement et l’aftermarket bouge énormément, nous devons savoir évoluer en fonction des mouvements. Par ailleurs, lorsqu’un constructeur achète l’un de nos membres, il ne s’agit pas de l’exclure mais bien de comprendre si l’ambition de la société continue de servir les intérêts de l’après-vente indépendante. 

Notre groupement s’articule autour de la diversité et de l’innovation, à nous de veiller à ce que les intérêts de nos membres soient préservés ». Dans la même veine, le directeur général de Nexus Automotive International a annoncé une nouvelle exclusivité du Forum, sous la forme de la création d’un Think Tank dédié à l’après-vente : « Nous n’avons pas tant que cela de lieux où il est question d’Après-Vente au niveau fondamental. C’est pourquoi, nous avons invité une vingtaine d’experts d’horizons divers à débattre de sujets propres à l’après-vente et à ses enjeux. D’ailleurs pendant la plénière, certains d’entre eux présenteront un état des lieux de la télématique au niveau pratique, juridique, concurrentiel etc. » a commenté Gaël Escribe. Vouloir, à Montreux, délivrer les grandes tendances de l’après-vente, vus par les experts mais aussi par les membres eux-mêmes qu’ils soient distributeurs ou équipementiers, a présidé également à l’affirmation de l’éducation comme une priorité.

Nexus Automotive International

Le business, c’est l’éducation !

« Ce n’est pas du blabla », a-t-on entendu, à quelques reprises, dans la bouche du chairman comme de Thierry Mugnier, le directeur financier, Bas Donders, le boss du marketing et du sourcing, ou encore Philippe Guyot, directeur du développement opérationnel, la formation, ce n’est pas du blabla mais une sorte de directive internationale. En premier lieu, s’est déroulée une formation de la Nexus School (Nexus Academy School) réunissant une soixantaine de managers en achats des entreprises de distribution et des spécialistes des équipementiers, avec comme principaux partenaires Bosch, SKF, ZF, suivis par Exide, Mann+Hummel et Valeo, soit 20 heures de confrontation opérationnelle. Ou comme l’a précisé Thierry Mugnier « l’unique opportunité pour les responsables achats d’être connectés aussi fortement avec les différents backgrounds des fournisseurs ».

En 2017, cette expérience unique sera dédiée aux responsables commerciaux. A l’autre bout de la fusée, se déroulent les formations techniques à destination des clients des clients (N! Academy Technical Training), matérialisés par 700 évaluations des compétences en e-learning, en 33 langues. Plus de 250 formations verront le jour en 2017 en e-learning, tandis qu’un nouvel espace dédié à la formation des partenaires stratégiques sera en accès permanent. Par ailleurs des formations spécifiques prennent corps en Chine, en Algérie, en Afrique du sud, en Amérique latine sur des sujets déterminés à l’avance comme la contrefaçon, le diagnostic etc. Le middle management, n’est pas oublié et la formation de ces cadres a été confié à l’EIPM notamment sur les process d’achat (N! Academy Middle Management), le management du risque en matière de pricing, les contrats commerciaux et bien d’autres encore. A la suite de la formation de 60 cadres responsables des achats, une vingtaine ont été sélectionnés pour suivre une formation approfondie sur plusieurs mois par l’EIPM, et financés par Nexus Automotive International. Bref, l’éducation, ce n’est pas du blabla !   

Le business, c’est l’implication et l’utilisation des outils

Le titre de membre de l’année a été remis à Viacar, entreprise de distribution en Grèce, placée au beau milieu de la crise que l’on connaît. Lors de sa présentation, on a appris qu’il avait affiché une croissance de 45 % et de ses résultats de plus de 20 % et, surtout, qu’il avait utilisé, pour y arriver, l’ensemble des outils mis à sa disposition par Nexus Automotive International. Une occasion pour Thierry Mugnier de mettre l’accent – fortement mais superbement – sur la nécessité de jouer le jeu ensemble : « C’est en travaillant ensemble qu’on crée de la valeur » a-t-il asséné avant de préciser que « pour croître ensemble et se respecter mutuellement, pour mieux partager les expériences, les connaissances, et les visions stratégique, pour se créer des opportunités de business, surtout utilisez nous ! ». Le taux de commandes chez les équipementiers référencés est passé de 17 % en 2014, à 20 % en 2016, il devrait atteindre les 30 % en 2019. C’est, d’ailleurs, sur ces notions, que Gaël Escribe terminera la présentation en insistant sur le fait que, face à la concurrence, à la concentration financière des grands groupes qui achètent des groupes de distribution, à la concurrence des constructeurs, Nexus Automotive International ne resterait pas les bras ballants et d’annoncer les contrats globaux, la mise en concurrence mondiale de grands acteurs, mais aussi l’optimisation  et la rationalisation des achats. Drive+ mais aussi un sourcing international des solutions logistiques permettront aux membres distributeurs de bénéficier de tarifs compétitifs face à la concurrence mondiale. D’où une parfaite cohérence des actions et cohésion des membres, dont le Forum 2017 a montré, on ne peut mieux, la réalité. 

Hervé Daigueperce.

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