Omar Magoul, Directeur Général d’Interworld et organisateur du salon «Serv’Auto»

Omar Magoul,  Directeur Général d’Interworld et organisateur du salon «Serv’Auto»

«Ce salon est un véritable outil d’aide à la décision sur le choix des solutions adaptées en technologie embarquée, en réparation et en entretien»

Casablanca abritera du 1er au 4 décembre prochain, au Centre international des expositions de l’Office des Changes, la deuxième édition du salon des services automobiles, de la réparation, de l’après-vente, des équipements de garage et des stations-service, «Serv’Auto», orchestré par la société Interworld, qui organise plusieurs salons dont «Taxis Expo» et dans le temps «Tec Auto». Omar Magoul revient sur les objectifs de cet événement et nous livre son analyse du marché de l’après-vente et de la réparation.

Quels sont les objectifs visés à travers l’organisation du salon Serv’Auto ? Et comment s’annonce la deuxième édition ?

Les objectifs du salon Serv’Auto, qui aura lieu du 1er au 4 décembre 2016, sont multiples. D’abord il s’agira de présenter les pièces de rechange, les services et les innovations technologiques relatives à la réparation automobile, aussi bien pour les voitures de tourisme, l’utilitaire que le poids lourd. En second lieu, il s’agira de présenter les équipements de garage et des services destinés aux professionnels qui cherchent du matériel innovant, de nouvelles solutions d’optimisation de l’entretien et des performances des moteurs. Serv’Auto offre, aussi, des opportunités de partenariat, d’échange et du business. Ce salon est un véritable outil d’aide à la décision sur le choix des solutions adaptées en technologie embarquée, en réparation, en entretien, et en différents équipements. Par ailleurs, les tables rondes organisées, à cette occasion, constitueront une plate forme de discussion des sujets intéressant le secteur.

Quel est le bilan de la première édition ?

La première édition a été organisée sous forme de Forum et vu l’intérêt accordé au secteur de l’après-vente, nous avons décidé de transformer ce forum en salon, avec des exposants venus du Maroc, notamment, la France l’Espagne et La Turquie. Je vous rappelle que nous avions, en partenariat avec l’AMICA, initié et organisé  le salon Tec auto  qui avait toujours  suscité beaucoup d’engouement notamment auprès des opérateurs de l’après-vente.

A votre avis, comment se développe, actuellement, le secteur de l’après-vente et de la réparation automobile au Maroc ?

Le Maroc dispose d’un parc automobile estimé à plus 3 000 000 de voitures et le marché du neuf s’élève 140 000 véhicules en croissance de 30 % en 2016. 80 % des véhicules sont importés. Cette dynamique impulse aussi  le marché de l’occasion qui est estimé à 350 000 transactions par an. Ce parc nécessite des services de l’après vente et de la réparation. Il nécessite aussi la production et l’importation de pièces de rechange et des équipements de garage et de diagnostic. Cette activité constitue un secteur à part, formé d’entreprises structurées, qui créent de l’emploi et de la valeur ajoutée et qui est en plein développement. Il s’agit de milliers d’emplois et de garagistes éparpillés à travers les différentes villes du Royaume. Reste qu’une partie travaille dans l’informel et importe des pièces non conformes. Mais cela ne devrait pas occulter le fait que les distributeurs représentent de grandes multinationales de rechange, reconnues par leur qualité. 

Vu l’impact des pièces sur la sécurité, un certificat de conformité délivré par un centre de contrôle (CETIEV) a été institué à Casablanca. Toutefois, un seul centre est insuffisant pour répondre aux demandes des importateurs qui souffrent souvent des retards vu le nombre important des pièces à contrôler. Il est nécessaire de le renforcer et de créer d’autres centres dans d’autres villes. Dans tous les cas, l’importation des pièces de rechange et du matériel joue un rôle important dans le développement du secteur et il faut faciliter les procédures, bien entendu, tout en contrôlant la qualité dans le but de protéger le consommateur. L’Administration doit être à l’écoute des importateurs, au même titre que les industriels.

Les Marocains sont-ils bien servis en matière de SAV et de réparation, lors de l’entretien de leurs véhicules ?

Actuellement, nos concitoyens s’adressent aux concessionnaires durant la période de garantie qui sont, en général, bien équipés et assurent le service d’une manière adéquate. D’ailleurs, la plupart affirme que le taux de satisfaction dépasse les 80 %. Normal, le service après-vente et la réparation contribuent à plus de 40 %, au moins, de leur rentabilité. Après la période de garantie et pour les voitures d’occasion, le suivi et la réparation sont faites par les concessionnaires, les ateliers de réparation et les garagistes. La tendance est qu’avec le vieillissement, les concessionnaires perdent leur part de marché au profit des réparateurs. Nous constatons aussi l’apparition de centres de services comme Speedy ou Midas, mais cette tendance est plutôt ralentie. En revanche, on constate l’apparition de grands ateliers de réparation avec un matériel adéquat et des appareils de diagnostic de haut niveau. Pour l’évaluation des services, une étude de satisfaction est nécessaire vu la diversité des situations, du parc et vu aussi l’évolution technologique que connaît l’automobile, mais il faut reconnaître que la concurrence pousse à l’amélioration à travers la formation et l’acquisition d’équipement fiable. Les services de réparation sont en perfectionnement continu.

Réagir

Your email address will not be published.