Paroles d’équipementiers

Paroles d’équipementiers

Dans les allées, sur les stands, Rechange Maroc a posé quelques questions aux équipementiers présents. Nous vous en donnons, en exclusivité quelques extraits.

Boris Wuthnow, directeur des ventes Aftermarket Afrique, Elring

Venu sur le salon pour avoir une idée de ce qu’il représentait, Boris Wuthnow reconnaît que « c’est une excellente initiative qui va valoriser le marché et qui donne aux fournisseurs et aux clients une opportunité de se rencontrer pendant une semaine ». Et même s’il reconnaît que « le salon est encore en phase de construction, il a tout son sens ». Même avis sur « le positionnement qui lui paraît encore confus entre marques et distribution ». Boris Wuthnow regrette-t-il de ne pas exposer en propre ? Pas réellement, parce qu’il estime que « c’était trop tôt pour cette édition, qu’il voit plus comme une manifestation dédiée à la distribution locale, nationale. Exposer en « Elring » aurait nécessité un format plus large, qui aurait sans doute été en décalage avec le côté très distribution du salon. Par ailleurs, la communication sur le salon a été faite un peu tard pour le groupe, dont tous les budgets étaient déjà alloués. Nous l’avons appris par nos distributeurs officiels au deuxième trimestre, pour nous c’était déjà trop tard ». Cependant, il note que « le salon, bien que déjà très rempli, dispose d’énormément de potentiel ». La course entre les salons au Maghreb serait-elle lancée ? Boris Wuthnow appelle de ses vœux « une entente entre les organisateurs et entre les pays pour qu’il y ait une alternance entre les salons nationaux ». Un souhait intéressant de la part d’un équipementier qui croit aux salons, alors qu’il continue de gérer les suites très favorables de sa participation à Automechanika Frankfurt !

Farid Sihocine, directeur des ventes MENA, KYB

« Très content », se proclame Farid Sihocine qui remercie les organisateurs pour cet événement « qu’on souhaitait pour le Maroc et qui, j’en suis sûr, va prendre de l’ampleur. La prochaine édition, je participerais d’une façon ou d’une autre, pour celle-ci, nous avons été prévenus trop tardivement. Je suis très confiant quant aux résultats de cette édition et attend pour la prochaine, plus de communication (dans le temps également) et bien sûr d’équipementiers fournisseurs. Mais déjà, bravo pour cette première ». Et lorsqu’on lui demande s’il est en quête de nouveaux clients, son discours se veut très clair : « Notre ambition, sur le salon, ne consiste pas à avoir plus de clients mais à parler de nos produits. Je crois savoir que dans la prochaine édition, il y aura un espace atelier et j’aimerais vivement y participer, et faire venir des techniciens d’Europe pour les démonstrations. Le Maroc économique va dans le bon sens, M.A.T. va devenir un événement incontournable. »

Mehdi Baumel, directeur du développement des ventes Afrique du nord au sein de la nouvelle entité TAME (Turquie Afrique Moyen-Orient), Delphi Technologies

« Cela fait si longtemps qu’il n’y a pas eu de salon professionnel que je n’en ai plus le souvenir ! C’est vraiment une bonne chose que la profession ait pris les devants afin de mettre en valeur leur distribution et leur profession, le métier en lui-même, et surtout de sensibiliser les professionnels à travers les conférences organisées » commente Mehdi Baumel qui reprend : « Mettre l’accent sur Salamatouna est une excellente chose pour les professionnels qui peuvent être ainsi identifiés pour leurs compétences et le respect de la qualité par les consommateurs. Ceux-ci seront désormais sûrs de ce qu’ils achètent. » Pour cette édition, Mehdi Baumel a participé via des objets promotionnels et réfléchit déjà à une participation physique pour la prochaine édition et souhaite que la périodicité soit bisannuelle : « Tous les deux ans, c’est suffisant, au moins pour les débuts. Les équipementiers doivent investir et y croire. Question de timing. »

Saïd Ammar, directeur des ventes Afrique du Nord, Motul

Après avoir jeté un regard sur le stand aux couleurs de Motul avec le distributeur Foramag, Saïd Ammar reconnaît qu’il avait prévu encore plus grand ! « Nous étions prêts à réaliser un très grand stand mais cela n’était pas possible et pour cette édition, nous nous contentons de cet espace. Cela ne nous empêche pas de faire une vraie exposition de nos produits et services et d’apporter notre « mobilier » ! » A priori, l’un des plus visibles dans son domaine, Saïd Ammar ne s’en réjouit pas parce qu’il souhaite plutôt que « M.A.T. soit plus important, que tous les grands noms du lubrifiant, des huiles soient présents. J’aimerais voir toute la concurrence comme les visiteurs d’ailleurs ». Pour lui, en effet, bénéficier d’un grand salon, du Maghreb est une bonne chose, et pour le Maroc, il faudrait atteindre le niveau d’Equip Auto Alger. En parallèle, Saïd Ammar nous a confié qu’il était très content que le thème de la contrefaçon soit évoqué et traité dans les conférences avec des intervenants impliqués : « En 2014, nous avons été confrontés au problème de la contrefaçon mais avons dû régler cela nous-mêmes. Avec ce type de rencontres, on peut supposer que la réponse à la contrefaçon sera plus efficace ».

Charles Ollivier, responsable export Afrique du nord, NGK-NTK

Très occupé à venir à la rencontre de ses distributeurs officiels au Maroc, à savoir Autoplus (Maghreb Accessoires), Riapa, et MotoPlus, Charles Ollivier a pu nous glisser que ce salon « assez petit, s’avérait très bien organisé et semblait déjà rôdé ». Pour lui, il s’agit d’une très bonne introduction et regrette seulement « que certains distributeurs ne soient pas là et n’aient pas joué le jeu ». La prochaine fois sans doute.

Mehdi Kalai, directeur des ventes Tunisie, Maroc, Libye, Valeo Service

Complètement débordé par les visiteurs et surtout les jeunes, attirés par l’animation « football », Mehdi a botté en touche lorsque nous avons essayé de lui poser des questions. Néanmoins, en voyant le petit stand de Valeo Service, il était évident que l’équipementier s’offrait un test grandeur nature et entendait bien être là pour présenter produits et solutions techniques. En effet, ils étaient trois personnes à accueillir clients et prospects, dont Mohamed Kouadria, formateur technique Aftermarket pour la division Afrique. Avec Axel Quemener, au marketing, Valeo Service jouait le podium complet.

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