Salon de la sous-traitance à Tanger : Pourquoi ça intéresse autant les PME françaises ?

Salon de la sous-traitance à Tanger : Pourquoi ça intéresse autant les PME françaises ?

Pour juger de l’intérêt qu’éprouvent les entreprises françaises pour le salon de la sous-traitance de Tanger, ce n’est guère compliqué : il suffit d’observer le stand réservé à la chambre de commerce et d’industrie française au Maroc (CCIFM) !  Il faut dire que, depuis la première édition de ce salon, qui reste presque entièrement dédié à la pièce de rechange tous azimuts, la participation de la CCIFM a bien évolué. D’un stand qui ne dépassait guère les 18 m² en 2014, la chambre française a mis le paquet durant la 5ème édition du salon tangérois, tenue entre le 25 et le 27 avril dernier, en étendant son stand sur une superficie de 81 m². Des volumes qui vont encore augmenter lors de la prochaine édition en 2019.

Cette année, la frénésie des PME françaises pour le Maroc fut particulièrement sensible. Les entreprises françaises spécialisées dans les équipements automobiles, mais également dans le machinisme, l’ingénierie et dans les métiers transversaux liés à l’automobile, ont figuré parmi celles qui ont émis le plus vif intérêt pour le Maroc. Les demandes ont tellement été légion, que la CCIFM fut obligée de refuser certaines participations en se promettant d’offrir davantage d’espace lors de la prochaine édition du salon. Sur le stand, seules 12 entreprises ont pu prendre part au salon : elles ont d’ailleurs pu bénéficier de plusieurs visites de donneurs d’ordre, notamment de Renault et de PSA, avec lesquels elles ont pu amorcer quantité d’échanges fructueux.

Investir ou devenir partenaire ?

Aujourd’hui, les entreprises s’interrogent sur la meilleure option entre investir sur place et nouer des partenariats. Les grands groupes sont en train de rechercher des pistes pour investir. Idem pour les PME qui s’intéressent à peu près aux mêmes possibilités d’investissement, de sous-traitance, ou de co-traitance. De plus, les écosystèmes automobiles offrent aujourd’hui une « lisibilité » indéniable du terrain marocain. Une entreprise française, qui a pris part au salon, a réussi à décrocher un contrat au Maroc qui correspond à un tiers de son chiffre d’affaires ! Enfin, pour les entreprises françaises, le Maroc est capable de servir de véritable « pont » et de hub afin de conquérir le reste de l’Afrique. Signalons que le secteur automobile a réussi à changer toute la configuration de l’industrie au Maroc. Ainsi, l’automobile a pu, depuis 2014, créer pas moins de 83.000 emplois. Ce secteur a pu ainsi réaliser près de 93 % de l’objectif fixé en matière d’emploi à l’horizon 2020. L’ambition pour le Maroc est également de dépasser les 65 % de taux d’intégration en 2019. Ce ne sont pas moins de 200 MMDH de chiffre d’affaires qui sont attendus à l’export dès 2025, le tout pour près d’un million de voitures fabriquées.

   Mohamed Mounadi

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