Texa : la performance en bandoulière

Texa : la performance en bandoulière

Sérieusement concurrencé, comme tous les acteurs premium, par l’outil de diagnostic « cloné », Texa ne porte pas moins un regard positif sur l’avenir du marché du diagnostic au Maghreb.

S’il est une certitude partagée par l’ensemble des équipementiers proposant de l’outil de diagnostic, c’est que celui-ci est parfaitement incontournable. Et Texa ne fait pas exception à la règle. En effet, pour Francis Pègues, directeur de Texa France : « Les parcs automobiles en Algérie, en Tunisie et au Maroc sont quand même très proches du nôtre, en France, même s’ils ne sont pas aussi récents. Ceci étant, ce sont les mêmes véhicules, à part si l’on prend en compte le VUL, car c’est un marché qui contient beaucoup de modèles chinois, ce qui n’est pas le cas en France. En somme, si l’outil de diagnostic est indispensable dans les garages français, il l’est au moins autant au Maghreb ! ». Or, s’équiper d’un outil de diagnostic au Maghreb revient à avoir le choix entre deux marchés. D’un côté, l’outil de diagnostic multimarques

proposé par des équipementiers de renom, Premium, à l’instar de Texa. D’un autre côté, l’outil de diagnostic « cloné », que l’on trouve sur Internet. « Si je devais estimer la part des outils de marques d’équipementiers vendus chaque année au Maghreb, je dirais qu’il y en a entre 200 et 300 en Tunisie, 400 au Maroc et 500 à 600 en Algérie, ce qui est assez peu », précise Francis Pègues. En outre, si l’on met de côté l’outil cloné, le Maghreb présente une autre particularité : les acteurs premium de l’outil de diagnostic y sont moins nombreux. La concurrence sur le produit est donc moins présente que sur les marchés européens. En cause : un accompagnement nécessaire et réel des acteurs locaux. Et Francis Pègues d’expliquer : « Pour travailler correctement sur ces marchés locaux il faut trouver les bons distributeurs, faire de la formation, donner du support technique, de la hotline… ».

Une présence accrue auprès des pros de la réparation

Si le Maghreb souffre encore d’une véritable pénurie de « bons » outils de diagnostic dans les ateliers, c’est sans aucun doute parce que le prix desdits outils représente un frein manifeste. Les outils clonés ont donc tout le loisir de s’y développer. « Certes, en France, les appareils clonés sont disponibles également mais les garagistes hésitent à y avoir recours car les contrôles de la DGCCRF, etc. sont fréquents. Ce n’est pas le cas au Maghreb. Alors comme l’investissement est très important, ils préfèrent céder aux sirènes des appareils clonés », regrette Francis Pègues.

Alors pour faire davantage entendre sa voix, Texa multiplie ses actions de communication par le biais des salons, de la presse spécialisée et s’octroie les services de distributeurs triés sur le volet. « Ce qui est important surtout, c’est d’avoir un ou deux distributeurs localement qui soient bons, qui sachent faire valoir nos produits et sachent accompagner les garagistes. Nous faisons également des formations en local à la fois sur les outils de diagnostic et sur les stations de climatisation. Nous nous différencions donc par le service, la qualité de nos produits, notre capacité à intervenir sur des véhicules multimarques, ce qui ne va évidemment pas être le cas sur des appareils clonés ». Sans compter que Texa, qui bénéficie d’une expérience qui n’est plus à démontrer en matière d’outils de diagnostic, va très loin sur la couverture technique du parc, et pas seulement sur l’OBD et l’injection, mais aussi sur le tableau de bord, le toit ouvrant électrique, etc. Mieux, Texa est le premier équipementier à intégrer à ses outils de diagnostic les règles de calibrage permettant d’intervenir sur les systèmes ADAS. Des propositions techniques minutieuses et abouties que ne proposent évidemment pas les appareils clonés ! « Or, si localement, un garagiste, veut intervenir sur un Touareg par exemple, qui est un véhicule très courant au Maghreb, il lui faut forcément un appareil de diagnostic de professionnel, avec des cibles, etc. », estime Francis Pègues.

Reste que le directeur de Texa France porte un regard plutôt positif sur l’avenir du marché des outils de diagnostic au Maghreb. Pourquoi ? Simplement parce que devant la complexification des technologies automobiles et les mises en place régulières de normes, le marché de la réparation va devoir, peu à peu, se professionnaliser. De fait : « Le potentiel de marché sur l’outil de diagnostic en Afrique du Nord représente un marché potentiel considérable…Et encore, je n’ai pas parlé du PL où là, le marché est clairement orienté sur l’outil de diagnostic professionnel ! ».

   Ambre Delage

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