Trois questions posées à Eric Basset, Directeur Général de Renault Commerce Maroc

Trois questions posées à Eric Basset, Directeur Général de Renault Commerce Maroc

« Pas de modèle commercialisé sans ses pièces de rechange ! »

Quels sont les critères qui vous guident pour commercialiser un nouveau modèle Renault au Maroc ?

Pour commercialiser un modèle donné au Maroc, il faudrait que l’on soit sûr de posséder une demande suffisante et importante sur ce même modèle. C’est pourquoi nous accomplissons de nombreux arbitrages en interne avant de décider de l’arrivée d’un modèle Renault donné dans un pays donné. Ces arbitrages ne sont pas industriels, mais plutôt des arbitrages d’équilibre entre les volumes de ventes, la profitabilité et la rentabilité. Notre métier est non seulement de commercialiser des produits, mais de le faire de façon équilibrée, rentable, avec des collaborateurs sur le réseau qui soient formés, mais aussi et surtout de disposer d’un stock qualitatif et quantitatif de pièces de rechange pour chaque modèle.

La pièce de rechange constitue donc un frein important lorsque vous voulez ramener un nouveau modèle…

Absolument ! Vous savez, nous pouvons ramener quelques dizaines d’unités de modèles qui n’existent pas au Maroc pour les commercialiser au sein du Royaume, mais notre engagement chez Renault c’est que, dans la durée, nous devons disposer de la pièce de rechange en suffisance pour chaque modèle que nous ramenons. Il faut que l’on gère déjà tout ce que nous possédons en portefeuille avant d’envisager de commencer à commercialiser de nouveaux modèles au Maroc.

Comment s’organise cette logistique de la pièce de rechange pour les modèles Renault commercialisés au Maroc ?

Il ne s’agit pas pour nous d’avoir un seul point d’excellence ici à Casablanca par exemple qui serait capable de fournir la pièce de rechange pour un modèle donnée : nous devons couvrir tout le Royaume en pièces de rechange pour chacun de nos modèles. Par exemple, nous avons décidé que le Renault Alaskan ne sera pas commercialisé au Maroc car nous estimons que la demande sur ce produit ne sera pas assez importante pour couvrir toute la logistique de mise à disposition de la pièce de rechange relative à ce véhicule. Autrement, ce ne serait pas rentable. Nous préférons donc nous recentrer sur ce que nous possédons déjà comme modèles à commercialiser.   

Propos recueillis par Mohamed Mounadi

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