Varroc Lighting Systems Maroc décroche un nouveau prêt auprès de la BERD

Varroc Lighting Systems Maroc décroche un nouveau prêt auprès de la BERD

La banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) soutient l’industrie automobile marocaine avec un prêt de 15 millions d’euros à Varroc Lighting Systems Morocco, la filiale marocaine du géant des systèmes d’éclairage de l’industrie automobile indienne Varroc Engineering.

Grâce à ce prêt, Varroc Engineering fournira à l’usine Renault de Tanger et à l’usine Peugeot PSA de Kénitra des systèmes d’éclairage extérieur, en plus d’autres constructeurs automobiles basés au Maroc, dont Volkswagen (SEAT), a indiqué la BERD dans un communiqué. Par ailleurs, la BERD a ajouté que le financement permettra également de créer un centre d’ingénierie et des laboratoires, et noté que 100 emplois dans l’industrie automobile, y compris des postes d’ingénieur, ouvriront entre 2020 et 2026 au Maroc. Il s’agit du deuxième prêt accordé par la BERD à Varroc Lighting Systems après les 16 millions d’euros octroyés en septembre 2018 pour financer la création de la société au Maroc. D’ailleurs, le communiqué affirme que « cela est conforme aux efforts du gouvernement pour augmenter le taux d’intégration régionale à 60 % d’ici 2020 ». Autrement dit, le Maroc vise à produire localement 60% des pièces automobiles. Fondée en 1990, Varroc Engineering est un acteur majeur de l’industrie des systèmes d’éclairage automobile. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros pour 2019, et possède des bureaux dans 17 pays et 41 centres de production de premier plan.

Varroc Lighting Systems : première usine au Maroc

Varroc Lighting Systems est un fournisseur et fabricant automobile mondial de systèmes d’éclairage extérieur automobile qui a annoncé, le 11 décembre 2017, qu’elle établirait une usine de fabrication et de développement de produits dans la zone franche économique de Tanger. C’est ainsi que cette dernière a été inaugurée en février 2019, étendue sur une superficie de 17.000 m² au sein d’un écosystème fort d’une centaine d’équipementiers automobiles, « ce projet, à capitaux indien et français, est extrêmement important pour le Maroc », avait indiqué M. Elalamy. L’usine produit des projecteurs et des feux arrières pour ses clients au Maroc, en Espagne et en France. Très moderne, cette dernière comprend une unité de production de 12.000 m², des bureaux d’administration de 3.000 m² et un centre d’ingénierie et de développement de 2.000 m², comprenant des départements optique, électronique, design mécanique et des laboratoires de validation des produits, ainsi qu’un centre de maintenance et d’assistance technique.

Il est à noter que cette structure ne constitue que la première phase du projet. Un document précise que la deuxième phase de 14.000 m² supplémentaires a déjà été anticipée et lancée, sa finalisation est programmée à court terme. Le projet global devrait permettre la création d’environ 650 emplois à l’horizon 2024 pour un investissement de 45 millions d’euros.

Le secteur automobile comme moteur de croissance de l’économie

Le Maroc est devenu une destination privilégiée pour les investissements dans l’automobile, principalement en raison des politiques du pays favorables aux investisseurs, de la proximité de l’Europe et de la passerelle vers le reste de l’Afrique, de sa main-d’œuvre qualifiée importante en plus de la stabilité, de la sécurité et de la compétitivité régionales. Le Maroc n’a pas seulement acquis une expertise dans le secteur, mais aussi créé des opportunités d’emplois pour 116 000 personnes et a généré un chiffre d’affaires d’exportation de 50 milliards de dirhams (€ 4,76 milliards) en 2017.  En continuant à développer le secteur, le Maroc vise à augmenter le nombre de véhicules fabriqués et exportés de 400 000 à 800 000 d’ici la fin de 2020, générant un chiffre d’affaires de 100 milliards de dirhams (€ 95,33 milliards) et visant à créer 160 000 emplois. La qualité des infrastructures de deux des zones franches du Maroc (Tanger Automotive City et Kenitra Atlantic Free Zone) joue également un rôle majeur dans la stimulation de l’économie. Attirant les investisseurs étrangers de l’automobile et de l’aéronautique, ces derniers font partie du Plan d’accélération industrielle (PAI) du Maroc 2014-2020.

Haytam Boussaid

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