Sur le stand de Misfat, il était surtout question du poids lourd et du Maroc, son directeur général, Mohamed Ali Bani, privilégiant sur un salon marocain son activité de fabricant de filtres poids lourd au Maroc. Il en a profité pour nous présenter un autre point fort du Groupe…
Alors que beaucoup des grands de la filtration envisageaient il y a peu de se diversifier pour compenser les filtres perdus par les véhicules électriques, du côté de Misfat, c’est juste l’inverse : on continue d’investir dans le core business, c’est-à dire la filtration ! Et c’est pourquoi, Mohamed Ali Bani tenait à nous présenter une nouvelle technologie de filtres hydrauliques pour les machines industrielles ! Certes, c’est aussi de la diversification, mais celle-ci est ancienne, entre filtres VL, VUL, PL, Off Road, engins TP ou agricoles et industriels, les « filtreurs » abordent tous les sujets. Cependant, ce qui est nouveau, c’est cette association entre deux rouleaux de papier et deux rouleaux de grillage de manière à capter beaucoup plus d’éléments. D’où ce choix de cibler, d’abord, les applications industrielles. Cette technologie a été développée en deux ans avec le concours d’un partenaire industriel : « Certes, ces applications sont des niches, mais pour Misfat, il est important de proposer de nouvelles solutions à des acteurs industriels, quels qu’il soient, pour améliorer leurs conditions ce travail ou leur productivité. C’est le tout dernier investissement effectué par le Groupe et d’autres suivent » commente Mohamed Ali Bani.
900 filtres à air en poids lourd !
Et les investissements se traduisent par de nouvelles références : « Nous avons accru notre portefeuille de produits en lançant de nouvelles gammes pour le poids lourd, avec des partenaires comme Iveco, Daimler (Mitsubishi) ou encore Bosch. On compte aujourd’hui, par exemple 900 références de filtres à air en PL qui couvrent 90 % du parc circulant européen, c’est vraiment considérable ! » nous communique Mohamed Ali Bani avant de reprendre : « Je n’expose que des produits Made in Morocco et je suis ici comme fabricant au Maroc. En ce sens, je réponds à la demande des organisateurs d’offrir une vitrine du Made in Morocco pendant le salon et à destination des revendeurs, des distributeurs et aussi des mécaniciens réparateurs. Je ne suis pas ici en prospection mais plutôt en témoignage du savoir-faire local ».
Le Groupe Misfat sur tous les fronts
Parallèlement, le dirigeant de Misfat Maroc nous a confié que le groupe continuait de croître grâce à une politique d’investissement permanent et d’innovation : « le budget consacré à l’investissement continue d’être important parce que le Groupe va bien et aussi parce qu’il est conscient que c’est momentané. En fonction des choix de société en termes de véhicules, il est fort possible que nous ayons moins besoin de filtres et donc de R&D pour en fabriquer de nouveaux. Le Groupe poursuit donc ses investissements pour livrer la rechange et fournir des filtres pour tous les types de véhicules. »
Et quand on lui demande comment va le Maroc, le patron de Misfat Maroc se montre confiant : « La Maroc est stable et continue de se développer au niveau industriel. Malgré tout, il faut considérer que le coût de production demeure cher. Autant pour notre type de fabrication, cela nous gêne moins parce que nous fabriquons de très grosses pièces mécanisées, mais pour le reste, c’est assez compliqué. Quant au coût du transport, il s’avère très onéreux, surtout si l’on considère que l’on met 12 filtres sur une palette ! D’où la nécessité de produire sur son marché ! ».
Hervé Daigueperce










