Lors d’Automechanika Dubaï, Autodistribution International recevait clients, partenaires et fournisseurs sur son stand. Une première pour la plus grande ITG en Europe et un signe manifeste de son nouvel intérêt pour la région. Explications avec Manuel Van Royen, Directeur général d’Autodistribution International.
Sur le salon de Dubaï, un stand a tout de suite attiré notre attention, celui d’Autodistribution International, un stand sur lequel on rencontrait beaucoup de personnalités connues du monde de la distribution et de l’équipement international et, bien sûr, quelques inconnus venus s’entretenir avec ce nouveau venu dans la région. Nouveau, car c’est la première fois que l’ADI expose sur Automechanika Dubaï, nouveau car, ainsi que le rappelle Manuel Van Royen « le nom Autodistribution n’a pas la même résonnance ici qu’en Europe », nouveau, car l’on croyait innocemment que cette partie du monde n’intéressait pas cette méga structure. Et pourtant… Et pourtant, l’on ne se trompait pas de beaucoup comme le directeur général de l’ADI nous l’explique : « Nous ne pouvons que nous féliciter de nos positions en Europe où nous avons encore performé en 2025 avec une croissance organique entre 7 et 9 % (entretien réalisé début décembre, ndlr) et sans l’aide de recrutement de nouveaux partenaires. Cette forte position ne doit pas nous faire perdre de vue les perspectives de croissance et de développement au niveau mondial. Nous sommes présents en Afrique du nord et en Asie centrale, cependant, parallèlement, nous avons perçu des mutations dans cette région et des besoins éclore, c’est pour cela que nous sommes présents cette année sur Dubaï ». Et d’ajouter : « Jusqu’à présent, nous nous sommes très bien développés en Europe et n’avions pas ressenti le besoin de nous déployer sur d’autres continents. Notre notoriété s’appuie sur une constante : Autodistribution fait ce qu’elle promet. Nous savons que nous pouvons apporter un réel soutien dans des régions qui font face à des mutations majeures. »
Le programme Eure!Car comme porte d’entrée
Alors que des visiteurs ne cessent d’affluer dans les allées du salon – et sur le stand – confirmant l’intérêt d’exposer dans cette manifestation, on s’aperçoit que le besoin d’informations ne relève pas de la simple curiosité. Un constat qui a présidé sans nul doute à la venue de l’ADI à Dubaï comme le précise Manuel Van Royen : « Nous assistons à des modifications importantes des parcs, modifications qui vont aller croissant en apportant son lot de défis technologiques pour les mécaniciens et les distributeurs en recherche de pièces et de fournisseurs. L’augmentation des constructeurs chinois dans la région suffirait à expliquer l’embarras des professionnels de l’après-vente confrontés ou sur le point de l’être à ces nouveaux challenges. C’est pourquoi nous sommes ici parce que nous avons des choses à apporter dans ce domaine. Que ce soit en data, en techniques de réparations sur les nouveaux modèles, sur les recherches de pannes et d’identification des pièces ou que ce soit dans l’appréhension des nouveaux modèles, des nouvelles marques qui sortent des univers connus. Nous avons l’habitude de travailler avec les marques et de nous adapter aux nouveautés, et aux besoins en réponses techniques. Notre programme Eure!Car répond en tous points aux demandes actuelles quel que soit le pays car, comme nous le précisons d’emblée, dans le cadre des Garages AD, nous respectons les différences culturelles, et adaptons les programmes en fonction des habitudes, des cultures, des attentes.
Le programme technique de formation Eure!Car a été conçu de manière à accompagner les professionnels dans les garages et s’applique particulièrement bien dans les garages indépendants du Golfe et d’Afrique. De notre côté, nous disposons de tous les éléments permettant de soutenir les garages indépendants sur les véhicules actuels comme sur ceux en devenir et c’est là que réside notre promesse. Nous achetons des véhicules sur lesquels il y a des manques et en tirons des programmes de formation. C’est un exemple de ce que l’on peut offrir au niveau du garage en accord avec les distributeurs locaux bien entendu, fidèles en cela à notre ADN. Nous ne nous suppléons pas à la distribution, nous l’aidons à croître en nous appuyant sur des réseaux de garages en leur faisant bénéficier de nos savoir-faire. Nous apportons des idées, des procédures, des outils, des données et c’est au distributeur local d’adapter les outils pour ses clients, pour son propre business. »
De la croissance en toutes choses
Ce qu’il est important de noter c’est que l’ADI ne s’engage pas à l’aveuglette, et n’essaie pas de faire « un coup ». Au contraire, le stand que nous avons vu rempli de prospects ne l’était pas par hasard. En effet, plusieurs mois de travail ont précédé le salon, des interlocuteurs identifiés et des rendez-vous pris. Les rencontres sur le salon consistant en une suite logique d’un travail bien préparé et de fait « Nous avons une longue liste de sociétés qui présentent d’excellents potentiels que nous allons étudier. Si vous me demandez si nous allons investir sur plusieurs années pour voir si ça marche, ma réponse est oui. A quelle vitesse, cela prendra et se structurera, nous ne le savons pas encore mais ce que nous savons, c’est que l’accueil se veut plus que favorable de la part des prospects, de nos fournisseurs qui se montrent très intéressés par ce développement et aussi, je dois le dire, par nos membres. Lorsque l’ADI se lance dans un nouveau projet, ses membres doivent être convaincus de l’intérêt de celui-ci et, dès nos premiers entretiens sur ce sujet, ils ont marqué leur soutien et sont derrière nous pour aller plus loin. Je suis très heureux qu’ils aient exprimé leur attachement à notre projet, et au fait que certains se sont joints à nous à Dubaï de même que nos fournisseurs ».
L’arrivée sur le Moyen-Orient et l’Afrique s’affirme comme un développement naturel pour l’ITG qui mise sur les marchés en croissance. Manuel Van Royen nous le fait comprendre : « Nous sommes très satisfaits en Europe tout en mesurant que la croissance ne saurait être exponentielles sur des marchés très forts comme la France ou l’Allemagne. En revanche, dans certains pays ou régions comme la Scandinavie qui réalise via Broman Group un demi-milliard d’euros de CA similaire, ou en Roumanie en Europe de l’Est qui atteint également un demi-milliard d’euros de CA ou encore chez AD Adria qui rassemble 5 ou 6 pays de l’ancienne Yougoslavie et qui performe, nous avons des témoignages de la belle santé de nos membres et de la progression de l’ADI. Ce sont, en effet, des zones de croissance plus prometteuses, ainsi que nous le pensons, dans le Golfe et l’Afrique. D’où nos investissements en cette région et notre présence sur le salon.
Hervé Daigueperrce








