Ecosystème automobile

Ecosystème automobile

Coup de pouce aux capitaux marocains. Mobilisation tous azimuts pour booster les investissements dans le secteur automobile. Elle a été bien mise en avant, lors d’une rencontre organisée, le 28 mars, par Attijariwafa bank en partenariat avec l’AMICA et le Ministère de tutelle. Détails.

Les opportunités d’investissement dans l’industrie automobile marocaine, à travers les écosystèmes, a été au cœur d’une rencontre organisée, le 28 mars 2017, à Casablanca, par Attijariwafa bank en partenariat avec l’AMICA. Outre la présentation des états des lieux du secteur, des besoins en sourcing des deux constructeurs Renault/Nissan et PSA, ainsi que des témoignages d’opérateurs nationaux, des rencontres BtoB ont été, également, à l’ordre du jour. Une rencontre qui a été couronnée de succès. D’ailleurs, cet événement de business networking a accueilli plus de 500 participants.

Cette convention a été marquée par la présence de personnalités nationales et internationales du secteur automobile notamment, les représentants des constructeurs Renault-Nissan et Peugeot Citröen (PSA), le fonds Avenir Automobile de Bpifrance (Banque Publique d’Investissement) ainsi qu’une délégation d’industriels étrangers venus à la rencontre de leurs homologues marocains œuvrant dans l’écosystème automobile ou intéressés par des opportunités de diversification et de reconversion dans ce secteur. Et pourquoi pas par des joint-ventures avec les opérateurs locaux, comme c’était le cas pour Induver qui s’est allié avec Asahi, à travers sa filiale européenne, AGC et pour Dolidol qui est en train de finaliser un partenariat avec un équipementier européen pour produire les feutres et la mousse pour le secteur automobile, et surtout pour les besoins de Renault/Nissan et PSA.

Vers la mise en place d’une offre dédiée aux capitaux marocains

A cette occasion, Mamoune Bouhdoud, Ministre délégué auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, chargé des Petites Entreprises et de l’Intégration du Secteur Informel, a souligné que «le secteur automobile restera une des priorités de l’Etat. C’est, d’ailleurs, un secteur compétitif. Il est  le premier secteur à être intégré dans le Plan d’accélération industrielle». Il a également évoqué le processus de structuration de nouveaux écosystèmes avec deux autres constructeurs.

Le Ministre a, par la même occasion, exhorté les investisseurs et capitaux nationaux à s’intéresser, davantage, à ce secteur. «Nous allons mettre en place des offres spécialement dédiées aux capitaux marocains avec à la clé l’engagement du secteur financier», a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : «Nous avons encore du travail à faire sur le volet logistique pour améliorer la compétitivité de notre industrie automobile». Certes, il reste encore du chemin à faire, mais les réalisations actuelles du secteur automobile sont plus qu’encourageantes, en atteste le chiffre d’affaires à l’export qui a atteint 54,6 milliards de DH en 2016, se plaçant, pour la troisième année consécutive, en tant que première source de devises pour le pays, devançant le phosphate.

Pour sa part, Mohamed El Kettani, Président Directeur Général d’Attijariwafa bank, a relevé, que «le secteur automobile a continué, dans cette voie d’excellence, prônée par le Plan d’Accélération industrielle, sur hautes directives de Sa Majesté le Roi, accordant au Maroc, une image d’innovation et de leadership régional». Le bilan de l’industrie automobile, dans le cadre de cette stratégie, fait montre d’une performance extraordinaire rendue possible par une vraie synergie entre le ministère de tutelle, l’AMICA et les différents opérateurs économiques, mais aussi, il faut le dire, les régions et les localités qui ont accueilli ces investissements».

De bonnes performances, à fin 2016

 In fine, le Maroc œuvre davantage à l’implantation d’acteurs majeurs mondiaux dans l’industrie automobile. Le but est d’arriver à atteindre 60% de taux d’intégration et un chiffre d’affaires à l’export de 100 milliards, à l’horizon 2020. Pour atteindre ces objectifs, l’Etat mise sur l’arrivée de nouveaux équipementiers, notamment des fournisseurs de PSA et Renault.

Pour l’heure, le taux d’intégration locale a atteint 40% en 2016, grâce à l’implication du Groupe Renault. Quant aux exportations du secteur, elles ont avoisiné les 60 milliards de DH en 2016. Par ailleurs, 60 nouveaux sites industriels se sont rajoutés aux 127 usines existantes, à fin 2016, grâce à l’arrivée des deux constructeurs, totalisant 132 500 emplois engagés.

Et ce n’est pas fini, de nouveaux investissements sont prévus pour 2017 dont un partenariat avec un constructeur dont le nom n’a pas encore été dévoilé. Il pourrait bien s’agir d’un groupe asiatique qu’est Xioakang. Pour le moment rien n’est confirmé. Le suspens est maintenu jusqu’à l’annonce officielle.  

N.D.

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