Getco bénéficie d’une Syncronix aigue !

Getco bénéficie d’une Syncronix aigue !

Chez Getco, Paul et Kamel ont le moral au beau fixe. Les marques se portent bien et Syncronix, leur marque propre se développe de manière presque insolente. Insolente, si l’on n’y discernait pas une stratégie forte déployée par Paul Hagot. Eléments d’analyse.

Alors, on oublie tout et on rêve de Syncronix ? Et bien, pas du tout, leur marque de référence, ContiTech affiche une croissance éloquente avec 25 % de chiffre d’affaires en plus l’an dernier ! On ne peut pas dire que Getco ne s’en occupe pas ! D’ailleurs le constat s’avère le même, dans les autres marques que distribuent Paul et Kamel Hagot. Chez Comline, tout continue à se dérouler comme prévu et notamment pour les filtres et plaquettes, produits qu’ils ne font pas en ContiTech et en Syncronix.

Les embrayages, butées, câbles et capteurs de Borg & Beck se portent également très bien. « En fait, commente Paul Hagot, pour chaque marque, je développe une gamme de produits, parce que je ne peux pas tout développer. En revanche, je place tous mes efforts dans son développement. En outre, pour les clients, le fait d’identifier une famille de produits par une marque lui facilite la vie. Il n’est pas perdu ». Une stratégie payante qui s’appuie sur deux autres piliers, la diversification au niveau international et le développement de la marque Syncronix.

L’internationalisation comme vecteur de pérennité

Sur le salon, les échos des nouvelles lois du gouvernement algérien résonnaient de manière différente, comme chez Getco, où Paul Hagot se déclarait très satisfait de la situation – bien que se reconnaissant très prudent : « Les nouvelles lois profitent aux exportateurs parce que les clients peuvent regrouper certains produits et n’ont pas à courir pour obtenir plusieurs attestations. Reste que tout est éphémère, en Algérie, et que tout peut changer du jour au lendemain. Je compte sur la réalité des choses et je fais très attention parce que l’Algérie représente 35 % de mon chiffre.

Cependant, depuis l’établissement des lettres de crédit, et des nouvelles modifications, je me suis tourné vers d’autres pays, à telle enseigne qu’aujourd’hui, je passe plus de temps à développer d’autres produits et pays, même si j’investis encore beaucoup en Algérie. Dans les faits, cela se traduit par un chiffre multiplié par trois au Maroc, par deux en Tunisie, et par trois en Afrique francophone, grâce à Syncronix et bien sûr à ContiTech. En Algérie, Syncronix jouit, d’ailleurs, de cet atout majeur que représente la disponibilité de mes stocks. Vu que je travaille vers d’autres produits, je suis moins impacté par les dispositifs liés aux nouvelles lois et mes clients savent que la disponibilité des produits est bien réelle ».

Syncronix a le vent en poupe

Cinq familles de produits à ce jour, deux à venir, Syncronix prend du poids et trouve ses clients puisque le chiffre d’affaires a été multiplié par 5, en 2017… Paul Hagot entend développer, en avril, la courroie de distribution et la courroie d’accessoires, qui rejoindront les amortisseurs, les pompes à eau, les galets, les pompes à carburant et les kits de distribution. Tous les produits provenant de fournisseurs de première monte ou de qualité équivalente à la première monte. « Ce qui fait le succès de Syncronix, c’est bien sûr la qualité du produit, répond Paul Hagot, et aussi la disponibilité et la variété de références disponibles sans oublie le positionnement prix.

On ne peut pas vendre beaucoup de kits de distribution, pour Peugeot et Renault, par exemple, parce que les prix sont trop élevés. Et sur une Dacia Logan, les automobilistes ne veulent pas d’une marque premium comme Conti. Du coup, Syncronix prend sa place naturellement. Et il n’y aura pas pléthores de familles, car Paul Hagot préfère vendre bien 5 ou 6 familles de produits, et les faire vivre pendant 10 ans, plutôt que de faire du court terme avec une multitude de produits. Par ailleurs, quand on veut ouvrir la marque sur le monde entier, y aller avec trop de familles de produits ne serait pas raisonnable !

Déjà aujourd’hui, il assiste à de très bons développements dans certains pays et entend développer le marketing, mettre en ligne ses sites Internet et recruter des agents … Décidément, Syncronix est bien viral !

   Hervé Daigueperce

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