Naissance du Groupement Interprofessionnel de l’Automobile au Maroc

Naissance du Groupement Interprofessionnel  de l’Automobile au Maroc

Une association pour mieux défendre les intérêts du secteur de l’aftermarket. Cette association est ouverte à tous les professionnels de la fabrication, l’importation et la distribution des composants et des pièces de rechange pour tous types des véhicules (VP, VUL et PL), ainsi que les activités de sous-traitance et services techniques liés à l’entretien et la réparation desdits véhicules.

Après une longue période de réflexion et, surtout, de concertation et d’échanges intenses, les acteurs du secteur de la rechange automobile indépendant, équipementiers, importateurs et distributeurs ont pris les devants et ont annoncé, officiellement, la création du Groupement Interprofessionnel de l’Automobile au Maroc. Cette association est ouverte à tous les professionnels de la fabrication, l’importation et la distribution des composants et des pièces de rechange pour tous types des véhicules (VP, VUL et PL), ainsi que les activités de sous-traitance et services techniques liés à l’entretien et la réparation desdits véhicules. Ce nouveau groupement vise, donc, à apporter une nouvelle dynamique aux acteurs de l’after market automobile, et ce afin de mutualiser davantage leurs moyens et actions et d’afficher une communication commune pour assurer la promotion du dispositif constitué par le GIPAM et aussi de faire comprendre et reconnaître le rôle et la valeur-ajoutée des acteurs de la rechange automobile dans la compétitivité nationale.

Une meilleure représentation

La création du GIPAM n’est pas fortuite. Les membres fondateurs se sont réunis en Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) pour créer cette structure associative qui a pour vocation de mieux défendre leurs intérêts respectifs et œuvrer auprès des Administrations concernées. Et pour cause, tous les acteurs, contactés par Rechange Maroc, ont insisté sur la pertinence de mieux représenter leur secteur. Ils relèvent « le manque d’intérêt exprimé par l’AMICA à l’égard de leurs doléances ». Contactée par Rechange Maroc, cette dernière n’a pas voulu s’exprimer à ce sujet sachant que son président avait annoncé en juin 2016 que les deux tiers des pièces de rechange importées ne sont pas conformes aux normes de sécurité, se basant sur un sondage réalisé par l’AMICA. Des données qui ont été contestées par les acteurs de l’aftermarket qui avancent que cela porte préjudice aux entreprises opérant dans ce secteur.

Une réorganisation tous azimuts

In fine, les membres du GIPAM, dont la présidence a été confiée à Mohamed El Housni, Directeur Général de Copima, ont du pain sur la planche vu que cette association a été constituée pour asseoir une meilleure organisation de ce marché. «Les différentes mutations, notamment économiques, technologiques et environnementales, auxquelles sont confrontés les métiers de l’automobile nécessitent plus que jamais une organisation représentative de l’ensemble des métiers  du marché de la rechange indépendant», précise le GIPAM, dans un communiqué. Le but étant un secteur innovant, décloisonné, riche de la mobilisation de l’ensemble de ses acteurs, dans une dynamique d’échange et d’ouverture.

Dans ce cadre, la volonté affichée des opérateurs de ce marché est, d’abord, de faire valoir leurs atouts, puisqu’ils répondent aux besoins d’entretien et de réparation d’un parc automobile en pleine croissance, de plus 4 millions de véhicules. «Mais aussi et surtout de s’affirmer, équipementiers, importateurs et distributeurs en tant qu’acteurs, incontournables du secteur automobile au Maroc. C’est le sens essentiel de la création de cette nouvelle association marocaine», conclut le GIPAM, dans un communiqué.

Pour l’heure, la création du GIPAM reste une bonne initiative. Il faudra attendre, toutefois, les réalisations de cette association pour juger de la réussite de ce chantier. En revanche, cette naissance a été bien accueillie par les opérateurs du secteur, ce qui augure d’un bel avenir. De nouveaux membres ont déjà rejoint le groupement tandis que d’autres restent dans l’expectative et préfèrent attendre avant de prendre une telle décision. Un dossier à suivre.   Nadia DREF

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